[Autres Sports] Yannick Agnel : " A Mulhouse, j'ai l'impression d'être chez moi "

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[Autres Sports] Yannick Agnel : " A Mulhouse, j'ai l'impression d'être chez moi "
[Autres Sports] Yannick Agnel : " A Mulhouse, j'ai l'impression d'être chez moi "
Le champion olympique du 200m nage libre, Yannick Agnel, est de retour en France, à Mulhouse, après son escapade américaine auprès de Bob Bowman. Le Niçois est excité à l'idée de relever les prochains défis avec son nouvel entraineur, Lionel Horter.

Yannick Agnel comment se passent les entrainements à Mulhouse ?
Les entrainements se passent très bien. Je suis vraiment content d'être ici,  je suis vraiment content de la manière dont ça se passe.

Vous êtes mieux ici qu'il y a quelques mois à Baltimore ?
Je ne dirais pas mieux dans ma vie en général mais c'est vrai que sur le plan sportif ça se passe mieux ici. Après on pourra en juger dans les longs mois qui arrivent. Ca se passait très bien à Baltimore, c'est juste sur la méthode et l'aspect sportif que ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas de ranc½ur particulière. Ca se passe toujours très bien avec Bob Bowman, on s'envoie des messages de temps en temps.

Vous vous entrainez autrement aujourd'hui ?
Je pense que oui. Aujourd'hui, on s'est lancé dans ce projet là, c'est parce qu'on a bien réfléchi aux problèmes, entre guillemets, et que l'on essaie d'y apporter des solutions.

« Ne pas attendre quelque chose de mirobolant dès mes premiers pas »

On vous a quitté à Berlin amoindri, ça va mieux ?
Oui même si je ne suis pas encore dans ma forme maximale. Mais ça va de mieux en mieux, honnêtement ca va vraiment vers le positif. J'ai pris un bon mois et demi de repos ce qui n'est pas anodin. Ca faisait peut-être six, sept ans que je n'avais pas pris autant de repos d'affilée. Mais j'en avais vraiment besoin et même encore après  ce mois et demi de repos je n'étais pas au maximum. Ca revient petit à petit, je pense que je vais essayer de me donner à fond dans les prochaines compétitions mais il ne va peut-être pas falloir attendre quelque chose de mirobolant dès mes premiers pas.

C'est bon de redevenir le leader d'un groupe tous les matins à l'entrainement ?
Vous savez je ne suis pas un leader naturel. Si tu me mets dans un groupe, je ne vais pas être celui qui va prendre les reines, qui a la connaissance, qui y va. Ce n'est pas moi. Je vais être plutôt l'homme qui susurre à l'oreille du leader, le mec un peu dans l'ombre, le mec derrière la caméra. C'est pour cela que ça me fait un peu bizarre et que je ne suis pas particulièrement à l'aise avec cet exercice. Disons que je m'en fiche tant que tout se passe bien et que j'ai une bonne relation avec mon entraineur et que l'on bosse bien. Je ne recherche pas le fait d'être VIP, je ne suis pas là pour la renommée, pour l'argent. Je suis là parce que ça me plait et pour faire des performances, pour la compétition. C'est ce que je recherche avant tout.

Pour vous et Lionel Horter, c'est un véritable challenge...
Oui c'est un véritable challenge mais je pense qu'on le prend avec plaisir et bonne humeur. On est vraiment deux gamins au bord du bassin. C'est drôle à dire mais c'est la vérité. Tout se passe bien, on est très excité et c'est le plus important. Le challenge nous plait et s'y adonne avec plaisir.

« Il y a trop de qualités en une seule région, ce n'est pas possible »

Comment avez-vous été accueilli ?
Super bien. Tous les gens ici sont vraiment adorables, en tout cas tous ceux que j'ai rencontré sont gentils, serviables, droits, honnêtes. Il y a trop de qualités en une seule région, ce n'est pas possible. Je suis choyé ici, comme un prince. C'est vraiment un régal. Pourtant je suis du sud et le climat ne fait pas tout. Ca me fait mal au c½ur de dire ça mais je suis vraiment bien dans cette région, j'ai l'impression d'être chez moi.

Vous allez aux championnats de France en petit bassin à Montpellier pour vous rassurer ?
Me rassurer ? Non pas particulièrement, mais essayer de m'éclater simplement. Comme je l'ai dit, il ne faut pas attendre des trucs mirobolants, ce n'est pas l'objectif. On va essayer de trouver les bonnes marques. Je pense être déjà dans le bon train à l'entraînement. On verra vers où ça va nous mener.

Ce que vous aviez imaginé il y a quelques mois, à savoir s'aligner sur 100, 200, 400. Est-ce toujours d'actualité ou pas ?
Le 400 je pense que ça va être compliqué. Ca ne veut pas dire que je ne vais pas nager de 400 dans les mois qui vont arriver ni peut-être même dans les années. Mais je pense qu'il va falloir se concentrer sur du 200. Ne serait-ce que de faire 100 et 200, c'est ce que j'avais fait pour les Jeux, ça m'avait fait nager plus d'une dizaine de fois dans la semaine. Si tout se passe bien, si je suis qualifié dans tous les relais et dans les courses individuelles, et bien c'est déjà pas mal. 

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