[Autres Sports] XV de France : Saint-André doit-il faire appel à un psy ?

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[Autres Sports] XV de France : Saint-André doit-il faire appel à un psy ?
[Autres Sports] XV de France : Saint-André doit-il faire appel à un psy ?
Mis à mal sportivement et " tétanisés " sur le terrain, les joueurs du XV de France souffrent depuis le début du Tournoi 2015. Philippe Saint-André, lui, semble à court de solution. Un psychologue pourrait-il sauver les Bleus d'un naufrage de plus en plus proche ?

Il faut sauver les soldats bleus. Samedi, la défaite à domicile face au pays de Galles a fait beaucoup de mal à tout un groupe apparu friable tant sportivement que mentalement devant son propre public. D'ordinaire réservé, Philippe Saint-André s'est lui lâché le lendemain en conférence de presse, et a en partie lâché certains de ses joueurs dont l'attitude ne semble pas coller avec ses principes et son idée du maillot frappé du coq. Bref, le XV de France est un navire en détresse, qui dérive doucement mais sûrement vers des chutes vertigineuses, à tout juste six mois de la Coupe du monde.

« Peut-être que ça passe par quelqu'un d'extérieur »

Quelles solutions pour préserver ce qui peut encore l'être et s'éviter une fin de Tournoi cauchemardesque (les Bleus joueront en Italie et en Angleterre lors des deux dernières journées) ? Appeler du sang neuf et jouer la carte d'un renouveau audacieux mais risqué (Lesgourgues, Arias, Wisniewski, Grosso, Pelissié, ...), relancer des cadres oubliés (Médard, Nyanga, Picamoles, Mermoz, Ouedraogo ou Szarzewski) voire de glorieux anciens comme Harinordoquy, Clerc ou Poitrenaud ? Ou bien tout simplement faire appel à une aide extérieure : un psychologue. « Il faut qu'on trouve des solutions. Peut-être que ça passe par quelqu'un d'extérieur. Après ce sont des joueurs de rugby, ils sont en bonne santé, ils représentent la France, ils représentent une identité, ça ne doit être que du plaisir ! Mais c'est vrai qu'au lieu que ce soit du plaisir, les mecs ont de l'appréhension et on a des fautes de main, des en-avants, des problèmes de discipline », a reconnu PSA en conférence de presse dimanche.

« On dirait qu'ils ont peur de perdre leur place »

Un discours qui a déjà bien évolué par rapport à une réponse à la même question, en mai 2014. « Un psy, les joueurs n'en veulent plus car à chaque fois qu'il y en a eu un, cela a fuité ou le mec a fait un papier dans la presse, en parlant des leaders, des suiveurs etc. Je sais que les joueurs l'avaient très mal vécu. » Pourtant, sur le terrain, certains jeunes joueurs manquent clairement de sérénité, à l'instar de Camille Lopez qui ne parvient pas à se libérer sur ses coups de pied. « On se rend compte que la plupart du temps, quand ils arrivent en sélection ils n'ont rien à perdre et veulent montrer qu'ils sont capables d'évoluer à ce niveau-là. Et au bout de deux ou trois matchs, on dirait qu'ils ont peur de mal faire, peur de perdre leur place en sélection. Il faut qu'on les aide à franchir ce cap pour qu'ils se libèrent. La peur de ne plus être en sélection, c'est quelque chose qu'on apprend à perdre avec le temps », analysait de son côté Patrice Lagisquet avant le match contre les Gallois.

Lièvremont avait tenté le coup en 2010

En football, le Brésil avait tenté l'expérience lors de la dernière Coupe du monde. Sans succès. En Ligue 1, le club de Caen fait parler de lui depuis plusieurs semaines pour ses résultats exceptionnels en 2015. Une réussite qui coïncide avec l'arrivée du conseiller en communication Gérard Baglin. Et en rugby ? Un précédent existe. A Marcoussis même. En 2010, Marc Lièvremont avait fait appel à un préparateur mental avant le match du Tournoi contre le pays de Galles : François Peltier. Une expérience appréciée par les joueurs. Cette année-là, les Bleus ont gagné le Tournoi. Et fait un Grand Chelem. Depuis ? Le néant.

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