[Autres Sports] Valérie Fourneyron " aspire " à organiser un jour les Jeux Olympiques en France

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[Autres Sports] Valérie Fourneyron " aspire " à organiser un jour les Jeux Olympiques en France
[Autres Sports] Valérie Fourneyron " aspire " à organiser un jour les Jeux Olympiques en France

Valérie Fourneyron, le budget du ministère des Sports est-il en baisse ?Non, il est en augmentation de 14% aujourd'hui avec une forte augmentation sur le secteur Jeunesse et Vie associative. C'est la priorité du gouvernement : faire en sorte que les jeunes soient accompagnés vers la construction d'un parcours d'autonomie et un emploi. Donc 100 millions d'euros supplémentaires sur le budget Jeunesse. Pour les Sports, il y a une stabilité des moyens qui cachent aussi de grosses réformes et surtout des moyens qui permettent d'être plus consacrés à l'ensemble des priorités que j'ai définies : l'accès au sport pour tous, le rayonnement de la France et l'accompagnement individualisé des sportifs de haut niveau ; puis un certain nombre de sujets d'éthique : lutte contre le dopage, paris truqués? Enfin, accompagner les territoires sur les équipements sportifs. Il y a aussi la résolution de ce dossier du Stade de France. C'est une économie pour le budget de 16 millions d'euros cette année et de 64 millions d'ici 2017. Depuis le début de cette concession du Stade de France, le ministère des Sports était appelé à compenser le fait qu'il n'y ait pas de club résident. Depuis un an et demi, je me suis attachée avec détermination à résoudre ce sujet et enfin, nous avons pu signer cet avenant qui fait qu'aujourd'hui, le Stade de France est sécurisé sur le plan juridique jusqu'en 2025 mais qu'il représente aussi une économie de 16 millions d'euros pour les contribuables.

Vous parliez d'éthique, des paris truqués? Quelles mesures concrètes vont être prises pour lutter contre cela ?On ne pourra pas lutter contre les paris illicites sur un plan national. C'est pour cela que nous sommes leaders d'une convention, en ce moment, travaillée au Conseil de l'Europe, qui serait juridiquement contraignante pour l'ensemble des pays européens. Il y a un premier niveau international indispensable. Cela a été le cas sur la lutte contre le dopage. Tant qu'on n'a pas eu de structure mondiale comme l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), on n'a pas pu avancer collectivement sur cette lutte pour l'éthique du sport.

Le budget alloué pour la lutte contre le dopage est constant. Etait-ce aussi une de vos priorités ?Oui, bien sûr. Il y a le budget et puis le travail fait au sein de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) mais aussi, au sein de l'AMA. Je représente l'Europe à l'AMA et nous allons voter en novembre prochain à Johannesburg, un nouveau code mondial antidopage. Et il faudra ensuite que l'ensemble des pays le traduisent dans leurs lois. Ce code donne plus de pouvoir et d'indépendance aux agences de contrôle et aux laboratoires, avec moins de conflits comme on a pu voir parfois entre un organisateur qui est lui-même le décideur des contrôles. On a d'abord une organisation à repenser et c'est le premier élément sur lequel nous travaillons en France mais aussi à l'international.

« Envie que l'équipe de Didier Deschamps retrouve vite un très haut niveau »

L'équipe de France de football devra certainement jouer un barrage pour se qualifier pour la Coupe du Monde. A quel point est-ce important que les Bleus aillent au Brésil ?C'est très important. On a envie que l'équipe de Didier Deschamps retrouve vite un très haut niveau et qu'elle puisse nous faire rêver au Brésil. On rêve toujours de football.

Il y aura bientôt les Jeux Olympiques d'hiver 2014 à Sotchi. Quel sera le montant des primes pour chaque médaille ?Les primes seront au rendez-vous. Et elles seront les mêmes pour les médaillés des Jeux Olympiques que pour ceux des Jeux Paralympiques, c'est essentiel.

Les sportifs français qui résident à l'étranger seront-ils taxés ?C'est important, en termes d'équité fiscale, que chacun soit appelé à contribuer au même niveau. Quand on a, parce qu'on a fait une performance exceptionnelle pour la nation, une prime donnée par les contribuables, il est important qu'on puisse leur rendre. J'ai donc souhaité que l'ensemble des primes pour les athlètes non-domiciliés en France soient taxées à 15%.

La France va-t-elle porter une candidature aux Jeux Olympiques prochainement ?C'est trop tôt pour le dire. On aspire à de nouveau organiser les Jeux Olympiques en France. Mais on a appris de nos défaites et la première des choses indispensables, c'est une organisation qui parte du mouvement sportif. C'est ce que j'ai souhaité faire en novembre dernier en confiant le Comité français du sport international à Bernard Lapasset. Partir du mouvement sportif et ensuite parler d'une seule voix. On est parfois parti en disant « je veux » avant de voir comment on construit un projet collectif. Les Jeux Olympiques, ce n'est pas simplement accueillir une compétition, construire des équipements? C'est un projet pour la nation, pour le sport français. Nous voulons travailler avec le mouvement sportif, la Ville de Paris, la région Île-de-France pour construire une candidature crédible, faisable, qui soit portée par les Français. Quand nous serons prêts, nous serons au rendez-vous.

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