[Autres Sports] Paul Meilhat : " Le Vendée Globe, un aboutissement "

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[Autres Sports] Paul Meilhat : " Le Vendée Globe, un aboutissement "
[Autres Sports] Paul Meilhat : " Le Vendée Globe, un aboutissement "
Le skipper français Paul Meilhat a officialisé son engagement avec SMA, pour au moins quatre ans. Habitué de la Solitaire du Figaro, il change de bateau afin de participer au programme IMOCA, et donc au Vendée Globe, à bord d'un monocoque 60 pieds, l'ex-Macif de François Gabart.

Paul Meilhat, l'objectif prioritaire, c'est le Vendée Globe en 2016 ?
Aujourd'hui, je ne vois pas comment quelqu'un peut faire de la course au large en solitaire sans penser au Vendée Globe. C'est quand même un aboutissement, la course la plus longue qui existe en solitaire. Donc c'est forcement un objectif pour toute l'équipe. Il y a forcément un peu d'appréhension puisque c'est un gros bateau, c'est une course longue, avec un plateau très relevé. Je me sens bien aujourd'hui parce que je crois que je ne peux pas être mieux entouré. Un super partenaire, une super écurie. Mais c'est sûr qu'il y a beaucoup de travail, la régate au contact, je sais que j'y arrive bien. Maintenant il y a des domaines de compétences que je vais devoir travailler, et deux années c'est quand même court. Mais un sportif qui n'aime pas le challenge, ça ne sert à rien qu'il fasse du sport. C'est un super défi et je l'aborde avec sérénité.

Quelles compétences devez-vous développer ?
C'est avant tout de passer d'un monotype à un prototype. Je crois que ça change tout. Un monotype on le fiabilise et on le connait. Au bout de quelques années, en Solitaire du Figaro, on met aussi les mains dans la colle, comme dit Michel Desjoyeaux. Là, sur du prototype, on doit avoir des compétences plus élevées en termes de matériaux composites. C'est une course qui est plus longue, plus dure, sans escale et sans assistance donc on sera tout seul. Mais ce sont des choses que l'on avait déjà mis en place cette saison. On a travaillé sur des simulations de panne et la gestion d'un prototype est forcément plus complexe qu'un Figaro. Le jeu de voile est plus compliqué, le bateau plus fragile. Le domaine de compétence s'élargit et la formation est un petit peu différente. Mais je crois que le socle commun est le même. 

« Je n'avais pas envie de faire de courses à minima »

Pourquoi ne participez-vous pas à la prochaine Solitaire du Figaro ?
On s'est beaucoup posé la question, Je crois que la Solitaire du Figaro apporte une bonne notoriété. Si on ne la fait pas, c'est uniquement parce que les compétences que je dois travailler aujourd'hui, c'est vraiment de s'approprier le bateau et de naviguer en IMOCA. Je ne pense pas qu'en faisant la Solitaire, cela va m'aider. La décision a été prise en toute logique mais ça ne veut pas dire que dans les années à venir je ne reviendrai pas sur cette course car je pense qu'elle est très formatrice, mais aussi coûteuse. Une Solitaire du Figaro ce n'est pas rien, ça demande un investissement énorme. Je n'avais pas envie de faire de courses à minima. C'est tout ça qui est rentré dans la balance.

Pour la Transat Jacques Vabre, une association avec Michel Desjoyeaux est-elle envisageable ?
Pour l'instant on n'a pas réfléchi à la Transat Jacques Vabre. C'est d'abord prendre en main le bateau et savoir ce qu'il m'apportera le plus le moment venu, mais pour l'instant ni la décision et ni la réflexion ne sont prises (sic).

Crédit photo : Olivier Blanchet / SMA

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