[Autres Sports] Laurent Labit : " Faire un résultat à Toulouse "

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[Autres Sports] Laurent Labit : " Faire un résultat à Toulouse "
[Autres Sports] Laurent Labit : " Faire un résultat à Toulouse "
L'entraineur du Racing-Metro, Laurent Labit, se montre prudent avant le déplacement ce dimanche, à Toulouse en Top 14. Le technicien francilien s'attend à une rencontre compliquée, avec un parfum de Coupe d'Europe.

Laurent Labit, ce match à Toulouse est-il prioritaire ?
Dans ce championnat on n'a pas de certitude, de garanties, avec la réception de Bordeaux la semaine suivante. Et aussi la phase retour où on va recevoir quasiment tous les concurrents à la lutte pour la qualification, mis à part Toulon. Cela s'avérera aussi dangereux et avec beaucoup de pressions quand on le recevra. On ne peut pas contenter, avec notre première partie de saison, d'assurer nos matchs à domicile. Certes, si le résultat n'est pas favorable à Toulouse, ce ne sera pas catastrophique. Mais on y va dans l'idée de faire un bon match et d'y faire un résultat, parce que quand ça se présente, il faut savoir saisir les opportunités dans ce championnat très compliqué.

Comment gérez-vous cette semaine très particulière avec les congés de Noël au milieu ?
Difficilement, comme tout le monde. On s'est tous exprimé là-dessus. C'est délicat, c'est particulier, propre à notre sport. On cultive nos différences, c'est vrai que c'est difficile, avec un déplacement en plus pour nous. Il faut s'entrainer le vendredi, un petit peu le samedi matin, partir à Toulouse et jouer dimanche à 15h. Cela fait court mais c'est pareil pour tout le monde.  

Le mois de janvier est compliqué pour les équipes qui jouent la coupe d'Europe et qui ont des internationaux...
Oui, on essaie d'anticiper un peu. La satisfaction c'est qu'on a peu de blessés aujourd'hui. Cela nous permet de pouvoir anticiper un peu, de prévoir les échéances à venir avec ce match à Toulouse bien sûr, la réception de Bordeaux la semaine prochaine qui sera importante, puis un déplacement à Toulon. Mais ce sera surtout nos deux  rencontres de Coupe d'Europe, avec Trévise à la maison et à Northampton, qui sont les objectifs du mois de janvier pour nous. Johnny Sexton est le seul blessé.

« Jonathan Sexton est arrêté jusqu'à fin janvier »

La blessure de Jonhatan Sexton est-elle plus grave que prévue ?
Oui. On a discuté avec lui, on a pris le temps pour qu'il se soigne et qu'il soit à 100%. Ce n'est pas le cas, sur les derniers matchs il avait toujours des maux de tête, des vertiges le soir et le matin. La journée ça se passe plutôt bien, il s'entraine avec l'équipe normalement, il n'aura pas de contacts mais il est dans un entrainement normal. Il a revu le neurologue, et par mesure de précautions, il sera arrêté jusqu'à fin janvier. On verra à ce moment quelle sera sa date de reprise. 

Pour vous, ou se situe Toulouse cette saison ?
Pour moi, Toulouse reste Toulouse et sera dans les six à la fin de la saison. Je ne me fais pas trop de souci pour eux. Je pense que Toulouse a été balloté parce qu'ils ont eu des blessés sur des postes importants, et des joueurs qui n'étaient pas à 100%. Donc tout cela a fait que dans ce championnat difficile et quand vous n'avez pas vos meilleurs joueurs et votre meilleur collectif pour pouvoir enchainer le championnat etla Coupe d'Europe, et bien c'est compliqué. Ils ont des joueurs de très grande qualité, ils ont un staff très expérimenté, ils ont su redresser la barre, ils sont invaincus en Coupe d'Europe, qui est leur compétition. On sait qu'on aura un match très difficile. C'est une équipe qu'on respecte beaucoup pour tout ce qu'elle a fait depuis vingt ans. 

Faut-il préparer ce match comme un match de Champions Cup ?
Oui, sur l'intensité et l'engagement, on partira dans un match type Champions Cup. Il faut qu'on se mette dans ces conditions-là et qu'on se prépare à ce niveau-là. Ensuite, il faudra que l'on progresse avec les joueurs et on travaille là-dessus, sur la constance, la régularité, Ne pas tomber dans la sensation de maîtrise et donc se contenter de peu face à l'adversaire. Il faut qu'on soit capable à ce niveau-là de grandir. C'est face à des équipes comme Toulouse que l'on verra si on peut tenir le choc pendant 80 minutes contre un adversaire de haut niveau. 

Vous n'avez pas beaucoup à perdre ?
Cela dépend comment on voit la situation du moment. Mais notre job fait qu'on anticipe et on voit ce qui se passe derrière. On ne peut pas aller à Toulouse en se contentant de dire ''ce n'est pas très grave si on ne fait pas un résultat et si on ne prend pas de point, on sera quand même quatrième dimanche soir''. On a la réception de Bordeaux derrière, on a un déplacement à Toulon la semaine suivante. On aura les deux matchs de Coupe d'Europe et un match à Lyon fin janvier. Donc on peut se retrouver dans un mois en dehors des six. Dans ce championnat terrible on ne peut pas raisonner comme cela. 

« Il n'y a pas de clause au cas où la sélection française ou géorgienne venaient nous appeler »

Pensez-vous que Toulon veut répondre au Racing concernant les recrutements ?
Non, on ne fait pas une compétition. On travaille toujours avec l'effectif que l'on a en essayant de l'améliorer. On espère qu'on l'aura amélioré la saison prochaine. Il y aura très peu de recrutements parce qu'on veut travailler dans la stabilité. C'est toujours comme cela qu'on a fonctionné avec Laurent. Il y aura trois ou quatre arrivées la saison prochaine, pas plus. On se doutait bien que ça allait réagir. Mais ce qui nous intéresse, c'est le Racing et on est content de la signature de Dan Carter comme des deux ou trois joueurs qui nous rejoindrons. On a fait en sorte d'améliorer l'équipe que l'on a aujourd'hui et de ne pas tout chambouler.

Le président est agacé qu'on parle de vous en équipe de France ?
Je ne sais pas, je n'en ai pas parlé avec lui. Nous sommes venus pour franchir un cap en tant que managers, entraineurs. On est dans cette mission-là et nous sommes en contrat avec le Racing encore pour deux saisons et demie. On se sent très bien ici, tous les projets du club nous conviennent. On n'a eu aucune sollicitation ou de contact avec qui que ce soit au sujet de l'équipe de France. 

Avez-vous une clause dans votre contrat pour entrainer l'équipe de France ?
Non, on n'a pas de clause. Quand on s'est engagé avec le Racing, le projet nous intéressait. On est parti sur une idée de quatre ans, et on ne se voit pas mettre des clauses qui nous permettent de partir avant. On n'était pas dans cet esprit-là. Après, tout peut se discuter bien entendu, mais il n'y a pas de clause au cas où la sélection française ou géorgienne venaient nous appeler.

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