[Autres Sports] J.Fernandez : " Vivre mon dernier Championnat du monde de la plus belle des manières "

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[Autres Sports] J.Fernandez : " Vivre mon dernier Championnat du monde de la plus belle des manières "
[Autres Sports] J.Fernandez : " Vivre mon dernier Championnat du monde de la plus belle des manières "
Le capitaine de l'équipe de France Jérôme Fernandez veut profiter du Championnat du monde au Qatar pour conquérir un nouveau titre et se qualifier dès cette année pour les Jeux Olympiques de Rio. Mais le joueur de 37 ans reste prudent avant de débuter ce qui sera son dernier Mondial.

Jérôme Fernandez, l'objectif, c'est d'être champion du monde ?
Oui, champion du monde, se qualifier pour les prochains Jeux Olympiques de Rio et faire la meilleure compétition possible avec nos forces du moment. Je crois, au vu de ces quinze derniers jours, qu'on peut nourrir de réelles ambitions.

Ce sera une compétition avec de la pression : seul le vainqueur est qualifié pour les JO, et il faut être dans les sept premiers au minimum pour participer à un tournoi de qualification olympique. C'est-à-dire que le 8eme de finale sera un match couperet...
De toute façon, il le sera. Mais c'est vrai, le niveau de la poule avec laquelle on va croiser (ndlr : la poule D composée du Danemark, de la Russie, de la Pologne, de l'Argentine, de l'Allemagne et de l'Arabie Saoudite) fait que le 8eme de finale va être très, très difficile. Sur un mauvais jour, on pourrait se retrouver éliminé et sur un chemin compliqué en vue de la qualification pour les Jeux, avec obligation d'être très performant lors du Championnat d'Europe en Pologne. On veut essayer d'éviter cela, et je pense qu'on en a les moyens. On va essayer d'arriver en 8eme de finale avec un maximum de confiance. Et petit à petit avancer dans la compétition pour, je l'espère, accéder au dernier carré. Même si on n'est pas champion du monde, ce serait bien de terminer dans les quatre premiers pour avoir une place privilégiée dans les TQO (Tournois de Qualification Olympique).

La vigilance sera donc le mot d'ordre lors du premier tour, y compris face à des équipes à la portée de l'équipe de France, comme l'Egypte ou l'Algérie...
Vu notre palmarès, on est favori à chaque match. Donc ça ne change pas pour nous. Maintenant, on a une poule assez difficile avec des équipes européennes qui peuvent nous poser énormément de soucis. Puis des équipes africaines qui ne nous conviennent pas vraiment par rapport à notre style de jeu, avec beaucoup de talents et d'agressivité. Il va falloir finalement qu'on arrive à être performant sur les cinq matchs de poule, alors que d'habitude on a toujours un ou deux matchs où on peut faire tourner. Et faire en sorte que tout le monde rentre dans la compétition sur un plan individuel. On aura peut-être moins de marge par rapport à cela. Il va falloir répondre présent dès le premier match face à la République Tchèque vendredi.

« Je me sens bien plus fort qu'il y a un an ou deux »

Lors du Championnat d'Europe au Danemark l'an dernier, vous vous demandiez si vous auriez encore le niveau cette année et l'année suivante. Et vous êtes toujours là.
(rires) J'aurais même tendance à dire que je me sens bien plus fort qu'il y a un an ou deux. Je sortais à chaque fois d'une blessure à la main et je manquais de repères, de rythme de la compétition. Je crois que les années précédentes, je n'ai pas pu apporter tout ce que j'avais envie d'apporter. Là j'arrive en pleine possession de mes moyens, avec mon expérience et mon envie de vivre mon dernier Championnat du monde de la plus belle des manières. J'espère en profiter un maximum, avec un maximum de temps de jeu. Et aider l'équipe à aller jusqu'au bout.

Vous venez de dire votre dernier Championnat du monde. Vous en êtes sûr ?
(sourire) J'en suis sûr et persuadé. Je ne participerai pas au Mondial 2017 en France. Parce que j'ai eu la grande chance de vivre cet événement en 2001, et de le remporter avec l'ancienne génération. Donc je laisse la place aux jeunes pour vivre cet événement exceptionnel.

L'ambiance dans les salles risque d'être particulière...
On ne s'attend pas à la même ambiance qu'en Croatie, en Allemagne ou au Danemark l'année dernière. C'est évident parce que le Qatar n'est pas un pays de handball. Mais on espère que nos résultats vont donner envie à un maximum de supporters français de venir nous encourager au Qatar. Et de suivre, je l'espère, la deuxième partie de la compétition, nous accompagner le plus loin possible. Vivre cela avec nous parce que je pense qu'on est aussi capables d'être très proches de nos supporters pendant les compétitions.

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