[Autres Sports] Dorian Rougeyron : " Un sentiment d'injustice énorme "

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[Autres Sports] Dorian Rougeyron : " Un sentiment d'injustice énorme "
[Autres Sports] Dorian Rougeyron : " Un sentiment d'injustice énorme "
Suite à la défaite de Paris en finale de la Ligue A masculine, l'entraîneur parisien Dorian Rougeyron a poussé un coup de gueule contre l'arbitrage lors de cette finale, où les Tourangeaux ont remporté la quatrième manche sur un point contestable. Mais il salue aussi la saison de son groupe dont il en reconnaît les valeurs.

Dorian Rougeyron, vous perdez cette finale avec une décision arbitrale contestable...
Quand c’est serré, une finale se joue sur des détails. Ça, c’est un détail que vous ne maîtrisez pas, c’est frustrant. On aurait sans doute pu faire mieux. Quand quelque chose comme ça vous arrive, c’est un sentiment d’injustice énorme. Surtout venant de cet arbitre qui, à chaque fois qu’il dirige nos matchs, fait n’importe quoi. Je ne comprends même pas qu’un tel arbitre soit nommé pour arbitrer une finale quand l’arbitre qui s’est occupé de la finale de Ligue B est deux fois plus costaud.

C’est ça qui a fait une grande différence dans la tête de vos joueurs à ce moment-là ?
Non, c’est hyper frustrant. Quand vous êtes dans un set que vous perdez 31-29 avec trois balles de match et que nos adversaires, à leur première balle de set, nous fusille sur une faute d’arbitrage, c’est hyper frustrant. Nous, on y a mis du cœur et pas que durant cette finale, c’est le travail de toute une saison, de huit mois, qui est anéanti par un arbitre...

Dans le cinquième set, est-ce que c’était Paris qui n’y était plus ou Tours qui était vraiment injouable ?
Ils sont revenus de tellement loin qu’ils ont dû se sentir indestructibles, ce que je peux comprendre et, à l’inverse pour nous, vu le scénario du quatrième set... C’est pour ça que ce scénario nous fait mal par le fait qu’on se dit qu’on ne peut plus rien faire si même le sort est contre nous.

« C’est l’entrée de Nicholas Hoag qui fait la différence »

Est-ce qu’il n’y a pas une partie de l’influx qui part dans le troisième set ?
Dans le troisième set, je ne pense pas, au contraire. On a tellement rien fait dans le troisième...

Est-ce que vous n’avez pas l’impression que c’est ce qui a relancé Tours ?
Oui et non. Encore une fois, dans le quatrième set, on est devant presque tout le temps. On a trois balles de match. Ils sont dedans à partir du troisième set. C’est l’entrée de Nicholas Hoag qui fait la différence. Quand il est entré, il a été solide en réception, il a pris ses responsabilités en attaque et il a été plutôt efficace au service, sans déchet. Ça nous a fait mal, c’est son entrée qui les fait gagner le match.

Il n’y a pas quand même une satisfaction d’avoir mené 2-0 face à Tours en finale, de dire que vous n’étiez pas moins bons que cette équipe ?
J’aurais préféré être mauvais et la gagner quand même. Peu importe le scenario, peu importe la qualité du match, ce qui compte au final, c’est de la gagner, c’est tout ! Dans dix ans, on ne se souviendra pas si c’était un beau match, si on avait fait un bon match. On verra juste une ligne sur un palmarès.

Quel bilan tirez-vous de la saison de votre équipe ?
Franchement, c’est une belle équipe de part ses valeurs niveau volleyball mais aussi de part ses valeurs humaines. C’est un super groupe de mecs qui ont été solidaires du début jusqu’à la fin, qui ont travaillé, qui avaient un objectif et qui ne sont pas passés loin de l’atteindre. C’est pour ça que c’est hyper frustrant quand il y a des choses comme ça qui se passent en finale.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à la Halle Carpentier, Maël Seror

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