[Autres Sports] Dopage : Un rapport accablant pour l'UCI et ses dirigeants

le
0
[Autres Sports] Dopage : Un rapport accablant pour l'UCI et ses dirigeants
[Autres Sports] Dopage : Un rapport accablant pour l'UCI et ses dirigeants
Le quotidien L'Equipe, qui s'est procuré le rapport de la commission indépendante mandatée par l'UCI pour enquêter sur les responsabilités de l'union cycliste internationale dans le dopage, révèle de graves dysfonctionnements.

174 témoins, parmi lesquels Armstrong, Froome ou Vinokourov. Des témoins issus en majorité de l'UCI (membres, employés), des fédérations internationales et nationales, du peloton (essentiellement des retraités ou des repentis) et de la lutte antidopage. La Commission indépendante pour la réforme du cyclisme connaissait l'ampleur de la tâche qui lui avait été confiée par l'UCI, décidée à jouer la carte de la transparence pour être fixée sur ses erreurs passées. Résultat, ce lundi, un rapport auquel a eu accès le journal L'Equipe, où les responsabilités de l'union cycliste internationale sont clairement identifiées. Un homme en particulier : Hein Verbruggen.

Les magouilles du monarque Verbruggen

Sous la présidence de Hein Verbruggen (1991-2005), les questions liées au dopage n'étaient jamais traité en « public », mais restaient confinées au sein d'un cabinet fantôme composé de trois personnes : Hein Verbruggen lui-même, Philippe Verbiest, le conseiller juridique de l'UCI, et Lon Schattenberg, responsable de l'unité antidopage. Le Belge voyait en Lance Armstrong un étendard formidable pour le développement et le rayonnement du cyclisme, en raison de ses origines et de son combat contre la maladie. Le Texan se vit donc rapidement accolé l'étiquette d'intouchable et sera toujours défendu bec et ongles par l'UCI. Cependant, contrairement à la rumeur, le rapport écarte tout contrôle positif à l'EPO d'Armstrong sur le Tour de Suisse, volontairement dissimulé par l'union cycliste internationale.

« Le dopage et la tricherie demeurent »

Le dossier Armstrong, dossier clé par excellence dans la lutte antidopage. Mais la Commission indépendante pour la réforme du cyclisme s'est également penchée sur le cas de Laurent Brochard, explique L'Equipe ce lundi. Contrôlé positif en 1997 à Saint-Sebastien, l'ancien champion du monde a été protégé par l'UCI, qui a fait une entorse au règlement, en autorisant le coureur à fournir un certificat médical après le contrôle incriminé. Et pour terminer sur une note plus inquiétante encore, le rapport nous explique que si les infractions ont grandement reculé ces dernières années, une culture du dopage perdure au sein du peloton. 

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant