[Autres Sports] Dopage : Hayman lassé de son fardeau

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[Autres Sports] Dopage : Hayman lassé de son fardeau
[Autres Sports] Dopage : Hayman lassé de son fardeau
Joueur cible de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) depuis 2011, le pilier néo-zélandais de Toulon - pourtant jamais contrôlé positif - a fait part de sa lassitude de figurer encore cette année sur cette liste.

En trois ans, Carl Hayman aura subi une quinzaine de contrôles anti-dopage. « C'est quand même beaucoup » confie l'ancien All-black dans un entretien à Provale, le syndicat des joueurs professionnels, où il na pas caché sa colère de figurer pour la quatrième fois consécutive dans la liste des joueurs cibles de l'ALFD. Depuis 2011, le capitaine du RC Toulon est forcé de se géo-localiser, chaque jour, pendant une heure, afin d'être facilement contrôlé, de façon inopinée. Une lourde contrainte, voire un pénible fardeau, dont il se dit lassé : « Pour être honnête, je ne la (la situation, ndlr) vis pas très bien. Passer trois ans sur cette liste, c'est carrément fatiguant ». Si le pilier néo-zélandais se doit en effet d'être facilement "contrôlable ", à tout moment et à tout endroit, pendant ses congés comme les jours fériés, ce n'est pas toujours chose facile. Exemple, lors de ses deux derniers contrôles, alors qu'il se trouvait en famille dans son pays d'origine, où l'accès à internet est limité et la géo-localisation de ce fait compliquée. Le contrôleur s'étant néanmoins rendu à son domicile, n'y trouvant personne, le joueur de 35 ans reçoit deux avertissements pour « no-show ». Le troisième valant sanction, Hayman se pose aujourd'hui la question d'un tel « acharnement » envers sa personne, alors que, rappelons-le, il n'a jamais été contrôlé positif durant toute sa carrière.

« Lutter contre le dopage, mais pas n'importe comment »

Sans remettre en cause la légitimité de la lutte anti-dopage, qu'il juge bien évidemment nécessaire, le Toulonnais propose cependant des contrôles plus avisés, à effectuer « lors des entraînements ou des regroupements collectifs », en contrôlant plutôt « une ou deux fois un joueur chaque saison que quinze fois le même en trois ans ». Et de conclure que « pour le bien de tous, il faut lutter contre le dopage, mais pas n'importe comment ». En attendant, Hayman est forcé de se plier aux règles, n'ayant de toute façon pas le choix, sans pour autant céder à la pression jusqu'à envisager d'arrêter sa carrière. Le syndicat des joueurs a par ailleurs déploré une démarche « contraire aux engagements moraux pris par l'AFLD ». Affaire à suivre.

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