[Autres Sports] Divers : Un livre choc sur le dopage dans le rugby

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[Autres Sports] Divers : Un livre choc sur le dopage dans le rugby
[Autres Sports] Divers : Un livre choc sur le dopage dans le rugby
Un livre choc de Pierre Ballester (" Rugby à charges, l'enquête choc "), journaliste, sortira en librairie le 5 mars. Ce mardi, L'Express en publie quelques extraits qui révèlent la face sombre des pratiques dopantes le rugby professionnel. Et notamment dans le XV de France.

Après Lance Armstrong en 2004 (« L.A. Confidentiel »), le journaliste Pierre Ballester poursuit ses investigations sur le dopage dans le sport de haut niveau et s'attaque aujourd'hui au rugby. Dans un livre à paraître le 5 mars, intitulé « Rugby à charges, l'enquête choc », Pierre Ballester livre des révélations inquiétantes sur les pratiques dopantes dans le monde de l'ovalie. L'Express publie ce mardi des extraits de l'ouvrage, et notamment un passage où la parole est donnée à Jacques Mombet, médecin du SU Agen quand l'équipe était à son plus fort, puis du XV de France pendant vingt ans dans les années 1980 et 1990. Extraits.

« Les amphétamines ont toujours existé dans le rugby »

« Les amphétamines ont toujours existé dans le rugby et ailleurs. Dans les années 1970, des équipes entières en prenaient, d'autres non. Je me souviens d'un match de championnat, entre Fleurance et Marmande je crois, au cours duquel l'arbitre a pris peur ! Les joueurs avaient tous la bave aux lèvres, ils se mettaient des marrons même entre équipiers ! Il a dû arrêter le match. »

« Et au niveau du XV de France ?
- Comme c'était généralisé, je l'ai vu également en équipe de France. Ils avaient chacun leur pilule devant leur assiette lors du repas d'avant match. C'était comme ça à tous les matchs. Du Captagon surtout, du Maxiton parfois...
- A tous les matchs ?
- C'était systématique.
- Tous prenaient des amphétamines ?
- Ils étaient libres d'en prendre ou pas.
- Même les Blanco, Sella, Berbizier, que vous tenez en haute estime... ?
- Non, pas eux. Ou alors, c'était très exceptionnel. Mais rappelez-vous ce que je disais sur la banalisation des amphétamines à l'époque.
- Très exceptionnel, ça veut dire quoi ?
- En fait, ça dépendait des matchs et de leurs circonstances. Si la rencontre était importante, s'il y avait une revanche à prendre... C'était surtout les avants qui
étaient concernés en raison du combat qui les attendait dans les mêlées, moins les lignes arrière.
- Avez-vous un match précis en tête?
- Oui, celui où cela s'est vu le plus. Vous vous souvenez peut-être du France - Nouvelle-Zélande de Nantes, en 1986. Les Blacks venaient de nous dominer une semaine plus tôt à Toulouse et, là, ils se prennent une rouste. »

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