[Autres Sports] Claude Onesta : " Il va falloir que les autres s'habituent à perdre "

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[Autres Sports] Claude Onesta : " Il va falloir que les autres s'habituent à perdre "
[Autres Sports] Claude Onesta : " Il va falloir que les autres s'habituent à perdre "
Alors que l'équipe de France vient de remporter son cinquième titre de championne du monde en vingt ans, son sélectionneur Claude Onesta estime que les autres équipes pourraient bien encore s'avouer battues pendant les dix prochaines années.

Claude Onesta, cinquième étoile pour la France, l'histoire est vraiment belle...
Je ne sais pas où commence et où s'arrête l'histoire. Il y a quelques années, j'étais content d'en avoir gagné une (étoile de champion du monde, ndlr), car je sentais que c'était compliqué. Maintenant, j'arrive à me perdre dans le nombre... Ce n'est pas une de plus, on ne compte pas comme ça. Chaque fois, c'est une aventure nouvelle, une construction particulière, des moments de doute, des difficultés. Et à chaque fois, on a le sentiment qu'on arrive à trouver la solution ou une énergie qui permet de valider des demi-solutions. Aujourd'hui (dimanche), ce n'était pas le meilleur match de notre carrière. Cette équipe s'est habituée à gagner des matchs difficiles.

Croyiez-vous à ce titre quand vous avez débuté la préparation fin décembre ?
On a commencé il y a un peu plus d'un mois, on ne savait pas trop où on allait. On savait qu'on avait envie d'aller par là. Forcément, quand on y arrive et qu'on a le sentiment d'avoir bien travaillé, d'avoir vécu des moments très agréables (il ne finit pas sa phrase)... Forcément, il y a des moments où c'est long (sourire)...

Cette équipe peut-elle aller encore plus haut ?
On a l'impression d'être pénible pour les autres. Je le dis à chaque fois, mais c'est vrai que quand vous voyez les équipes qu'on laisse derrière nous à chaque fois, et qui n'ont pratiquement rien gagné dans les dix ans qui viennent de passer, on se dit qu'il n'y a pas une différence telle pour que nous on en gagne huit et eux zéro. Ce que je me dis surtout, c'est que pour les dix ans qui viennent, ça peut-être être encore la même histoire (rires), il va falloir qu'ils s'habituent à perdre. L'équipe est bien en place, il y a des jeunes joueurs qui l'intègrent et qui commencent à avoir des rôles importants. Il faut qu'on travaille encore sur le renouvellement de ceux qui sont encore présents aujourd'hui, mais qui ne le seront peut-être pas à moyen terme. La qualification pour Rio était pour moi l'élément déterminant de ce match, ça veut dire qu'on va avoir un an et demi pour travailler dans la sérénité, avec l'opportunité de le faire sans pression, en pouvant faire des essais. C'est un avantage important. On va essayer d'en profiter.

Propos recueillis par notre envoyé spécial à Doha, Maël Seror

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