[Autres Sports] Boris Diaw : " Beaucoup de femmes feraient mieux que certains assistant-coachs en NBA "

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[Autres Sports] Boris Diaw : " Beaucoup de femmes feraient mieux que certains assistant-coachs en NBA "
[Autres Sports] Boris Diaw : " Beaucoup de femmes feraient mieux que certains assistant-coachs en NBA "
A l'occasion des 24 Heures du sport féminin, dont il est l'ambassadeur, le capitaine de l'équipe de France de basket Boris Diaw revient sur sa passion du sport féminin acquise avec sa mère, mais aussi sur la façon dont il pourrait se développer.

Boris, votre première vision de basket était une vision féminine par le biais de votre maman, Elizabeth Riffiod, internationale française de 1967 à 1980...
Oui c'est ça, par ma mère. J'ai toujours un peu suivi ma mère sur les terrains de basket. Donc oui j'ai vu le basket féminin avant de voir le basket masculin (rires). C'est vrai que dans le sport j'ai été en contact avec cela avant tout. Et donc j'étais pas mal entouré par la gente féminine en grandissant.

On a beaucoup parlé aux Spurs de Becky Hammon qui est votre entraîneur adjoint. On voit de plus en plus de femmes aux commandes du sport, au niveau féminin mais même masculin, comment l'expliquez-vous ?
Je suis étonné que cela n'ait pas été fait avant. Je m'étais fait cette réflexion. Quand on voit de très grands noms du coaching, notamment universitaire, où il y a des femmes qui coachent, je me disais que beaucoup de ces femmes auraient fait mieux que certains assistant-coachs en NBA. C'est vrai que c'est aussi une fierté que le club de San Antonio soit un des premiers à avoir fait le pas dans ce sens. Et donc de prendre quelqu'un pour ses qualités et non pas en fonction de son sexe. Becky Hammon est là parce qu'elle a de grandes qualités en tant que basketteuse. Elle a fait une longue carrière donc elle connaît le basket. Elle s'est très bien intégrée dans l'équipe pour l'instant.

Comment cela se passe-t-il avec elle au quotidien ?
Il n'y a rien de différent. Dans ce que je vois depuis le début de saison de toute façon c'est la même chose qu'un coach rookie. C'est la même chose que quand Ime Udoka est arrivé (en 2012, ndlr), un ancien joueur qui venait de prendre sa retraite cette année-là. Il était coach rookie et il avait pas mal de choses à apprendre sur le métier. C'était la même chose pour Becky. Femme ou pas c'est une coach rookie donc elle a pas mal de trucs à apprendre.

Est-ce qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire pour le sport féminin en France ?
Il y a deux choses. Il y a le côté sport, le côté olympique et sport pour tous. Et d'un autre côté  c'est l'entertainment parce que c'est aussi un business, c'est un spectacle, et donc certains spectacles vont plus attirer l'attention que d'autres. Ce n'est pas qu'en France, sur le plan international c'est la même chose. Ici aussi, c'est vrai que la NBA prédomine sur la WNBA. Après, pour que cela prenne plus d'ampleur, il faut aussi savoir en faire un produit attractif. Et pour avoir vu beaucoup de matchs WNBA, ils en ont fait un produit à part entière. 

« 2015 peut être une très, très belle année »

Quels contacts avez-vous avec les joueuses de l'équipe de France féminine ?
C'est difficile. Souvent pendant des années on n'a pas eu de contacts du tout. On n'a pas forcément l'occasion de se croiser et de créer des liens d'amitié. Après, il y a certaines que je connais de l'époque où j'étais plus jeune à l'INSEP, comme Céline Dumerc et Emilie Gomis. On s'est croisé aux Jeux Olympiques. C'était sympa que les équipes masculine et féminine se croisent pour la première fois depuis 10 ans. Cela s'est bien passé.

A part le basket, vous intéressez-vous à d'autres sports féminins ?
De la même façon que le sport masculin, je ne fais pas vraiment de distinctions. J'aime bien suivre les équipes nationales. Je suis assez chauvin, j'aime bien suivre ce que l'équipe nationale peut faire. Et donc j'ai suivi les bons résultats de l'équipe féminine de rugby, l'équipe de foot aussi parce qu'elles étaient aux Jeux Olympiques. Cela peut être le volley aussi.

Le sport féminin c'est aussi une question politique. Si vous étiez ministre des Sports, quelles mesures prendriez-vous pour mettre en avant le sport féminin ?
La première chose que je ferais, je réunirais mon cabinet. On ferait un brainstorming de trois semaines et on trouverait des solutions. Là, je n'ai pas de solutions particulières à sortir. Je pense que c'est une réflexion qui est assez longue à avoir.

2014 a été une super année pour vous. Que peut-on vous souhaiter pour 2015 ?
La même chose et on recommence (rires). L'année 2014 a été très bien, j'espère que 2015 sera pareille. Bien entendu le Championnat d'Europe en France va être un des très gros évènements de ma carrière, de ma vie. Donc un évènement à ne pas rater. 2015 peut être une très, très belle année.

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