[Autres Sports] Bernard Laporte : " On avait neuf matchs de plus au compteur... "

le
0
[Autres Sports] Bernard Laporte : " On avait neuf matchs de plus au compteur... "
[Autres Sports] Bernard Laporte : " On avait neuf matchs de plus au compteur... "

Battu en demi-finale du Top 14 par le Stade Français, l'entraîneur de Toulon Bernard Laporte reconnait que les Parisiens étaient plus forts vendredi soir, et que la différence s'est notamment faite au niveau de la fraîcheur physique.

Bernard, quel est votre sentiment après cette défaite contre le Stade Français ?
Le Stade Français mérite largement sa victoire. Une demi-finale, ou des matchs éliminatoires, ça se joue à pas grand-chose. C’est vrai que l’essai en fin de première mi-temps, qu’on doit marquer, et qu’on prend en contre entre les poteaux, nous fait très très mal. Il nous empêche de revenir. On joue contre une équipe qui est agressive, qui monte bien, qui monte dans les rucks, qui nous empêche de jouer, et voilà. Nous, on a été fébrile à certains moments, mais si on est fébrile, c’est parce qu’ils ont fait ce qu’il fallait.

Le Stade Français a été solide devant…
Ils sont costauds, on les connaît. Quand on regarde l’équipe, ils ne sortent pas de nulle part, les mecs. C’est beaucoup d’internationaux, de fraîcheur. On avait neuf matchs de plus au compteur... La Coupe d’Europe, ça compte. Ils étaient plus frais que nous, c’est une évidence.

Que vous-a-t-il manqué ?
Un peu de fraîcheur, un peu de sérénité. On s’est énervé pour rien par moments. On a deux ou trois joueurs qui sont passés un petit peu à côté aussi. Quand on additionne les détails, ce sont ceux qui font le moins de fautes qui gagnent.

Le Stade Français toujours dans le coeur de Laporte

Vos joueurs ont-ils été perturbés par le décès de Jerry Collins quelques heures avant le match ?
Je ne veux pas retenir ça, ce serait trop facile. Ça a été une journée terrible à gérer, mais je n’ai pas senti sur le terrain… Au contraire, j’ai vu un très bon Chris (Masoe, témoin de mariage de Jerry Collins, ndlr), il s’était bien concentré sur le match. J’ai trouvé Ali (Williams) plus énervé, moins serein que d’habitude. C’est comme ça. Ça permet de relativiser aussi. Quand tu vois tout le monde pleurer, tu te demandes ce qu’il se passe. Mais ça n’a pas empêché Toulon de bien jouer. J’avais quelques craintes, mais quand je vois le match de Chris, sincèrement…

Perdre en demi-finale quand on est tenant du titre, ça reste une déception tout de même…
C’est toujours une déception de perdre, que ce soit en demies ou non. Ça a été une grosse saison, et c’est vrai que c’est difficile d’enchaîner les deux compétitions. On l’a vu l’an dernier, c’était un exploit. Il y a deux ans, on n’avait pas pu le faire, il y a trois ans non plus. C’est comme ça. Perdre contre le Stade Français, ça me fait toujours moins mal au cœur que perdre contre une autre équipe. Si j’ai un conseil à leur donner, c’est que c’est le prochain match qu’il ne faut pas perdre, sinon ça ne sert à rien.

Y a-t-il eu des mots particuliers pour Carl Hayman, Ali Williams et Bakkies Botha, qui jouaient leur dernier match ?
Bien sûr, on a parlé de leur départ. C’est une évidence. Comme je leur ai dit, ce qu’ils ont fait pour ce club, c’est énorme, c’est grand, et il n’y a pas beaucoup de gens qui l’ont fait dans d’autres clubs. On avait à cœur de les remercier, tout simplement, pour ce qu’ils ont apporté à cette institution qu’est le Rugby Club de Toulon.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant