Autoroute/Taxe-Les concessionnaires vont rencontrer Valls-Presse

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PARIS, 14 octobre (Reuters) - Les concessionnaires autoroutiers rencontrent mardi le Premier ministre Manuel Valls pour lui signifier leur opposition à l'instauration d'une nouvelle taxe sur les autoroutes, rapportent mardi le Figaro et les Echos. Selon une source du secteur, Pierre Coppey, président de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) et directeur général délégué de Vinci SGEF.PA , sera présent à ce rendez-vous. Outre Vinci Autoroutes, Eiffage FOUG.PA et Sanef-SAPN (Abertis ABE.MC ) seront également représentés. La semaine dernière, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a prôné un nouveau prélèvement sur les bénéfices des autoroutes pour combler le trou laissé par l'abandon de l'écotaxe dans le financement des infrastructures, bien que Michel Sapin, ministre des Finances, ait souligné les difficultés d'un tel projet au regard des contrats de concession signés en 2004. ID:nL6N0S50SP "Selon nos informations, s'ils sont taxés sans rien toucher en retour, (les concessionnaires) n'appliqueront pas le plan de relance des autoroutes qu'ils ont signé avec l'État en septembre 2013", écrit le Figaro. Ce plan, qui n'a toujours pas reçu le feu vert de Bruxelles, prévoyait initialement 3,6 milliards d'euros d'investissements à réaliser par les concessionnaires en échange d'un allongement de la durée des concessions. Selon les informations des Echos, la Commission européenne devrait finalement avaliser dans les prochains jours un montant de 3,2 milliards d'euros. "Selon des sources au fait du dossier, APRR et AREA (groupe Eiffage), seraient les sociétés concessionnaires les moins bien loties", écrit le quotidien. D'après lui, plusieurs projets sur les six planifiés auraient été retoqués, ce qui ramènerait de 934 à environ 700 millions d'euros le montant des travaux à effectuer au final sur le réseau du groupe. Les allongements de concession négociés avec l'Etat (trois ans et demi environ) seraient réduits en proportion, ajoutent le quotidien. Le groupe Abertis (12 opérations planifiées sur les réseaux Sanef et SAPN pour 668 millions de travaux) et surtout Vinci (huit opérations pour près de deux milliards d'euros), s'en tireraient beaucoup mieux, ce dernier voyant, d'après une source des Echos, tous ses chantiers approuvés. La Commission européenne, à qui le plan de relance a été notifié officiellement en mai après de longs mois de préparation, aurait validé les dossiers proposant des élargissements du réseau, mais se serait opposée aux opérations qui s'apparentent à des extensions du réseau, sauf le fait de raccorder deux tronçons existant. Vinci a refusé de commenter ces informations, tandis qu'aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès d'Eiffage, de Sanef ou de l'Asfa. (Gilles Guillaume, édité par Benoît Van Overstraeten)


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