Automutilation : les dangers des vidéos sur Internet

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C'est un comportement qui affecte principalement les adolescents et les jeunes adultes. Une étude conduite par un psychologue s'alarme de l'impact de ces vidéos au succès croissant.

Des bras bardés de cicatrices, des chairs zébrées de coupures qui saignent encore ou une cuisse transpercée par une aiguille : autant d'exemples de ce que proposent les plateformes de vidéos en ligne quand on tape «automutilation» dans leur moteur de recherche. Si le comportement, qui consiste à se blesser soi-même volontairement, est connu - il affecterait 14 à 21% des adolescents - peu d'études s'étaient véritablement intéressées à l'impact de ce phénomène sur des sites comme YouTube.

Une équipe de chercheurs de l'université de Guelph au Canada a voulu mesurer le succès de ces vidéos. Leurs résultats sont parus cette semaine dans la revue Pediatrics. Pour y parvenir, ils ont sélectionné sur YouTube les 100 vidéos les plus vues, parmi les 5000 vidéos répertoriées sous «self harm» (automutilation en anglais). Totalisant 2,3 millions de vues, ces vidéos cumulaient à elles toutes 22.000 commentaires, et avaient été choisies comme «favories» 12.321 foi

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