Automobile: le moteur thermique n'a pas dit son dernier mot

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Automobile: le moteur thermique n'a pas dit son dernier mot
Automobile: le moteur thermique n'a pas dit son dernier mot

L'électrique a le vent en poupe mais il ne faut pas enterrer les moteurs essence et diesel, encore loin de leur fin de développement, affirme à l'AFP Gaëtan Monnier, directeur de l'institut Carnot à l'organisme public de recherche français IFP-Energies nouvelles.QUESTION: Les constructeurs présents au Mondial de l'automobile vont rivaliser d'annonces sur leurs véhicules électriques. En plein resserrement des normes d'émissions et de consommation, le glas est-il en train de sonner pour les moteurs à combustion interne ?REPONSE: "Les grands principes du moteur à combustion interne sont connus depuis le XIXe siècle, le concept n'a pas évolué depuis. En revanche, son application a fait d'énormes progrès. Les premiers moteurs ne tournaient pas vite, étaient très encombrants, lourds. Aujourd'hui, ce sont des machines de précision légères, puissantes, qui valent à peine plus que la matière première utilisée pour les fabriquer, alors qu'elles représentent l'aboutissement d'une technologie assez époustouflante. Et celle-ci continue à progresser".Q: Quelle est la marge de progression pour améliorer les moteurs et réduire leur consommation ?R: "La notion centrale est celle du rendement, c'est-à-dire le rapport entre l'énergie stockée dans le carburant qui entre dans le moteur et l'énergie mécanique qui en sort. La limite théorique du cycle du moteur à combustion interne est d'environ 60%. On en est encore loin aujourd'hui dans le monde automobile: entre 42 et 43% pour un moteur diesel, 37-38% maximum pour l'essence. Le Graal des chercheurs serait d'obtenir 50% mais 45% paraît un point de passage probable des futures motorisations, à l'horizon 2025-2030.Toutefois, la donnée la plus pertinente est celle de rendement non maximum, mais moyen, puisque celui-ci varie selon la rapidité de rotation du moteur et l'effort qui lui est demandé. Le rendement moyen a pendant longtemps évolué autour de 20 à 25%. Aujourd'hui, on est ...

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