Automobile : le malus devrait augmenter en 2014

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Comme chaque année en septembre, le barème du dispositif va être modifié. Selon le quotidien Les Échos , la révision permettrait de rapporter 100 millions d'euros à l'État.

Alors que les chiffres des immatriculations publiés ce matin montrent que les ventes de voitures neuves ont encore plongé au mois d'août (-10,5 % en France), les constructeurs risquent de peu goûter ce nouvel ajustement. Selon le quotidien Les Échos , le gouvernement envisage de modifier le barème du bonus-malus automobile, et notamment de relever le montant exigé pour les véhicules les plus polluants. Fixé à 6000 euros actuellement, il passerait à 8000 euros en 2014.

Le bonus-malus, créé en 2008 dans le cadre du Grenelle de l'environnement, vise à encourager l'achat de véhicules qui émettent peu de CO² tout en pénalisant l'acquisition d'automobiles polluantes. Depuis sa création, le barème a déjà été révisé plusieurs fois. L'objectif est à chaque fois de rééquilibrer financièrement un dispositif victime de son succès et des progrès technologiques des constructeurs qui élargissent leur offre de véhicules bénéficiant des bonus. C'est d'ailleurs dans le but de réduire la liste des voitures éligibles au bonus que les seuils de déclenchement des malus - taux d'émission de CO² par Km parcouru - avaient été revus à la baisse à l'automne dernier. D'après Les Échos, cette révision avait eu pour conséquence de faire passer des voitures familiales de moyenne gamme dans la tranche des véhicules pénalisés par un malus. Le nouveau durcissement du barème vise le même objectif. En plus de relever le montant de la taxe due par les véhicules les plus polluants (notamment les gros 4X4), le gouvernement envisagerait d'abaisser en dessous de 200 grammes par km le plancher d'entrée dans cette catégorie.

Parallèlement, les montants des bonus pourraient également être raboté. Il semble d'ores et déjà acquis que les gratifications accordées sur les moteurs thermiques seront totalement supprimées. D'après Les Échos, ces subventions allouées aux véhicules émettant entre 91 et 105 grammes de CO2 au kilomètre (C3, Mégane...) auraient alourdi le déficit de l'État de 52 millions d'euros au premier semestre. Les bonus pour les véhicules électriques et hybrides sont aussi sur la sellette, même si le gouvernement garde le souci de ne pas tuer le marché. Le quotidien économique croit savoir qu'au final, la modification du barème doit permettre de faire entrer 100 millions d'euros dans les caisses de l'État.

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  • fjg le mardi 17 sept 2013 à 14:47

    des occasions moins chères, les neuves trop chères

  • KAFKA016 le mardi 17 sept 2013 à 13:12

    Français pourquoi n'achetez vous plus d'autos ?