Auteur de BD, un métier de plus en plus précaire

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Lors d'une manifestation "la marche des auteurs" en marge du festival de BD d'Angoulême en janvier 2015.
Lors d'une manifestation "la marche des auteurs" en marge du festival de BD d'Angoulême en janvier 2015.

Plus de 50 % des professionnels du 9e art gagnent moins que le smic, selon une étude dévoilée au Festival Angoulême.

Il ne fait pas bon être auteur de bande dessinée en ce moment. Une précarité alarmante plane sur la corporation, comme en témoigne une enquête réalisée par la profession et à laquelle Le Monde a eu accès avant sa communication au Festival d’Angoulême, qui se déroule du 28 au 31 janvier. Plus d’un auteur sur deux (53 %) ayant répondu y déclarent toucher un revenu inférieur au smic brut, et même au seuil de pauvreté pour 36 % d’entre eux. La situation est pire pour les femmes : 67 % des auteures interrogées disent gagner moins que le smic, et moins que le seuil de pauvreté pour 50 % d’entre elles.

Après la polémique provoquée par l’annonce d’une première liste de trente noms exclusivement masculins pour l’élection du prochain Grand Prix (Le Monde du 7 janvier), ces données ne vont pas contredire l’idée selon laquelle les femmes ont plus de difficultés que les hommes dans le 9e art.

L’enquête des Etats généraux de la bande dessinée, du nom de l’association d’auteurs qui l’a menée, fait suite à un débat sur la précarisation du métier organisé lors du dernier Festival d’Angoulême. Une marche dans les rues de la ville avait rassemblé 500 professionnels contre un projet d’augmentation des cotisations de retraite complémentaire. Afin de réaliser une « photographie » de la corporation, un questionnaire a été envoyé à l’automne à 3 000 personnes – 1 300 auteurs déjà identifiés, mais aussi des coloristes, des scénaristes occasionnels et des jeunes diplômés d’école spécialisée. La mo...

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