Australie : Scott Fardy, l'anti-star de la troisième ligne

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Australie : Scott Fardy, l'anti-star de la troisième ligne
Australie : Scott Fardy, l'anti-star de la troisième ligne

Le troisième ligne australien Scott Fardy n'est pas le joueur le plus populaire de son équipe. Pourtant, il joue un rôle très important dans sa sélection.

Scott Fardy, c’est d’abord le type de joueur dont personne ne parle, mais toujours régulier dans les performances. Loin d’être sous les projecteurs comme peuvent l’être ses compères de troisième ligne David Pocock et Michael Hooper, cette étiquette lui colle au mieux : « J’aime être dans l’ombre et ne pas être autant remarqué que ces deux-là, commente-t-il. C’est assez agréable ». Le troisième ligne aile a connu sa première sélection il y a seulement deux ans, à l’âge de 28 ans. Mais deux ans plus tard, il totalise déjà 30 sélections. Tout sauf un hasard…

Abattage défensif

Auteur de 55 placages, Scott Fardy est le septième meilleur plaqueur de la compétition et le deuxième Australien, à trois placages du deuxième ligne Kane Douglas. Son domaine, c’est clairement la défense. Sa grande taille (1 ,98m), au-delà de l'aider en touche, ne l’empêche pas de bien plaquer puisqu’il affiche un taux de réussite de 95%. D’ailleurs, il n’est pas passé inaperçu lors de la demi-finale face à l’Argentine, terminant la rencontre meilleur plaqueur avec 16 interventions. Les Pumas, malgré de réelles qualités offensives, n’ont pas réussi à inscrire le moindre essai. Et pour le coup, Scott Fardy semble y être pour beaucoup grâce à son activité dans ce secteur : « Il a une part très importante dans l’équipe. On apprécie tous ce qu’il apporte, raconte la nouvelle terreur des rucks, David Pocock. Il n’a pas la reconnaissance qu’il mérite ».

Contrer les All-Blacks

Samedi face à la Nouvelle-Zélande, si l’Australie compte renverser le grand favori néo-zélandais, elle devra s’appuyer sur une grande défense. Et sans aucun doute, Scott Fardy sera une des clefs pour contrer le jeu d’attaque des All Blacks. Sous peine de grande performance, « Fards » risque d’être mis sur le devant de la scène, et ainsi perdre une discrétion qui lui est cher. Mais cela semble valoir le coup…

Alexis KUNZ

 

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