Aurier, le miraculé

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Aurier, le miraculé
Aurier, le miraculé

En février dernier, Serge Aurier s'en était pris à son entraîneur, ses coéquipiers mais aussi son club sur Périscope. Suspendu dans la foulée, d'aucuns pensaient qu'il ne porterait plus le maillot du PSG. Raté. En mai, il a passé une nuit en garde-à-vue à la suite d'un contrôle de police musclé dont l'issue sera jugée en septembre prochain. Certains n'auraient pas survécu à tant de remous extrasportifs. Aurier, lui, est toujours là. Il a même porté le brassard durant la préparation.

" Fool me once, shame on you. Fool me twice, shame on me ", tente d'ériger en postulat un célèbre proverbe anglais. Sauf que Serge Aurier possède ce qu'on appelle le totem d''immunité. Par trois fois son blase a été associé à des affaires extra-sportives depuis son arrivée au PSG : l'épisode de la vidéo insultante envers l'arbitre de Chelsea-PSG en 2015, l'histoire de Périscope en février dernier et, enfin, celle de sa garde à vue en mai suite à un contrôle de police plutôt musclé. Les deux premières fois, le garçon s'était filmé lui-même, ne laissant que peu de place aux doutes et aux sanctions. Suspendu par l'UEFA pour la première vidéo et par son club pour la seconde, Aurier est finalement revenu en grâce à chaque fois. Mieux, moins de deux après sa diatribe "Périscopienne", l'Ivoirien a même débuté le quart de finale de Ligue des champions contre Manchester City à la place d'un Marquinhos à l'état d'esprit pourtant irréprochable. On était alors, plus ou moins, dans la foulée de sa folle sortie où Laurent Blanc, son entraîneur, y était traité de " fiotte " et une partie du vestiaire nettoyée au karcher. Forcément, on se disait que le latéral droit ne remettrait plus jamais les pieds au PSG. L'institution allait le congédier. Dans une salade interne qui ne regarde que le vestiaire et le club, Aurier a finalement été puni puis réintégré. Au cours de l'été, lors d'une interview donnée à Clique TV – la seule sur le sujet -, l'ancien Toulousain est revenu sur cet épisode. "Ce mot, c'était dans la rigolade. Une fiotte, c'est quelqu'un qui a peur, on va dire. C'est un mot qui est peut-être mal placé mais qui n'a pas de grande importance. Ce n'est pas du tout de l'homophobie, chacun fait sa vie. Mais ce n'est pas méchant. On en a fait une affaire. C'était trop. On a dit que je méritais la prison, que je méritais d'être viré du PSG... Quand j'ai pris du recul, je me suis dit que c'était quelque chose de grave", lâchait-il dans son jardin face à la caméra et les questions bienveillantes de Mouloud Achour.

" Si ça ne dépendait que de moi, je serais déjà…


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