Aung San Suu Kyi piégée par la junte

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Un an après sa libération, certains dissidents accusent l'opposante historique de se montrer trop conciliante envers les généraux.

Les foules se pressent dans son sillage. Ses portraits, longtemps interdits, se vendent comme des petits pains sur les étals de Rangoun. Un an après sa libération, Aung San Suu Kyi reste l'espoir d'un miracle en Birmanie. «Malgré quatorze ans de réclusion et des élections truquées par les généraux qui l'ont marginalisée», l'opposante «jouit d'une immense popularité et joue un rôle pivot sur la scène politique birmane», estime Kwa Zwa Moe, universitaire birman en exil à Chiang Mai. Bertil Lintner, un des meilleurs experts des arcanes de la politique birmane, met en relation «cette capacité de la dissidente à rassembler, à faire passer des messages» et les surprenants changements qui sont intervenus ces derniers mois. «En découvrant l'ampleur de la popularité de "la Dame", le régime, qui veut accéder à la reconnaissance internationale, à la levée des sanctions économiques et à la présidence tournante de l'Association des pays d'Asie du Sud-Es

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