Aulas : « Va-t-on vendre des joueurs ? Et bien non ! »

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A l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle boutique au cœur du centre-ville de Lyon, Jean-Michel Aulas, tout sourire, est revenu sur la fin de saison de l’OL, les déboires de Michel Platini et le Mercato de son club.

[gallery ids="2453653,2446957,2411273,2464143,2464123,2464969"] Jean-Michel Aulas, comment réagissez-vous à la décision du TAS de suspendre Michel Platini pour quatre ans (au lieu de six préalablement) ? C’est une décision terrible parce que l’on croyait dans la rédemption pour Michel. Nous qui le connaissons, nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une interprétation au mieux des textes, au pire d’une erreur judiciaire. On ne peut imaginer qu’à aucun moment, il y avait la volonté de tromper qui que ce soit. Il y avait simplement peut-être un manque de professionnalisme, d’attention. Si la décision est confirmée, c’est une très mauvaise nouvelle pour lui et pour tous les gens qui l’apprécient. L’UEFA se retrouve sans patron. Michel faisait un boulot formidable. On a participé ensemble à la rédaction du fair-play financier et à sa mise en application. Il était apprécié de toutes les fédérations, y compris des plus petites pour lesquelles il avait apporté un certain nombre de solutions. On est triste pour Michel, mais aussi pour le football européen. C’est une immense tristesse pour lui. C’est probablement l’épreuve la plus dure de sa vie. Êtes-vous déjà tourné vers la saison prochaine après votre succès contre Monaco ? On l’était déjà avant. Mais on avait plusieurs hypothèses… On en a enlevé une : celle qui ne nous mettait pas en Ligue des Champions directement. On va commencer à travailler patiemment, de manière sérieuse et précise. Mais aussi discrètement car nous savons que vous avez tout un tas d’informations qui vont nous assaillir…

Aulas : « Le nouveau manager a déjà joué au foot »

Confirmez-vous qu’une vente doit être faite avant le 30 juin ? C’est quelque chose qui nous porte préjudice puisque l'on est coté en bourse. Ce n’est pas vrai. Le président de la DNCG était notre invité pour le match de Monaco, nous avons passé un bon match, il a pu voir qu’il y avait du monde, des recettes. D’ailleurs, nous avons battu le record de recettes à tous les niveaux. On va construire notre avenir en fonction de nos ambitions et de nos objectifs. Ce n’est pas parce que je dis qu’on est pas obligé de vendre avant le 30 juin que l'on ne fera pas des opérations de cessions. On est libre. Je suis un garçon indépendant dans mes affaires personnelles et dans l’OL. Je n’ai pas attendu que l'on vienne m’expliquer sur le plan économique qu’elle était le business plan de l’OL. Aujourd’hui, ils commencent à y croire parce que ça leur sert. Aujourd’hui, on est bien dans nos prévisions et on fera ce que l'on a envie de faire. Allez-vous dire ce soir à Bruno Genesio le nom du futur manager ? Il le connaît, il n’y a donc pas de problème (rires). On l’a décidé ensemble. Le conseil d’administration validera les options construites. C’est un ancien joueur ? Je suis très fatigué ce soir, je sais que le nouveau manager a déjà joué au foot… On a tous joué au foot (rires). Moi aussi, mais seulement à l’école…

Aulas : « Rejoindre le Top 10 européen »

Qu’apportera-t-il ? Je fais une recherche pleine d’humilité. J’ai beaucoup vieilli, vous vous en êtes rendus compte dans mes réponses ces derniers temps. Donc j’ai besoin tout comme pour la finance, le marketing, d’un certain nombre de spécialistes. Pour le sportif aussi. On a l’ambition de rejoindre le Top 10 européen d’ici trois ans. Il faudra quelqu’un pour définir une politique sportive globale et m’éviter d’être toujours au front pour que vous ayez la chance d’interviewer des gens qui connaissent bien mieux que moi le football. Il s’est souvent avéré que l’on a pensé que je n’y connaissais rien et on voit bien par les résultats que vous aviez raison. Pas de Lyonnais dans l’équipe-type de Ligue 1. C’est le petite ombre au tableau ce week-end ? Je suis meurtri et désespéré par cette décision… (Rires) Mais bon, il y a d’autres injustices en France : la Révolution ou mai 1968… Mais qui auriez-vous placé dans cette équipe ? Bruno Genesio comme entraîneur déjà. Et puis les onze Lyonnais qui ont joué cette saison. Et encore trois ou quatre qui étaient sur le banc (rires). Non mais il y avait nécessairement cinq lyonnais qui méritaient d’être dans le onze. Tant mieux pour ceux qui ont été élus… Ça nous permettra de mieux garder nos joueurs pour l’année prochaine. Et puis dernier point, parce que vous alliez me poser la question, va-t-on vendre des joueurs ? Et bien non ! On va essayer de tous les garder. Donc voilà, j’ai fait les questions et les réponses (rires). Propos recueillis par A.R., à Lyon
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