Aulas et Nicollin, copains d'abord .

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Aulas et Nicollin, copains d'abord .
Aulas et Nicollin, copains d'abord .

Lyon contre Montpellier, c'est avant tout Jean-Michel Aulas contre Louis Nicollin. Deux monstres sacrés que tout oppose, des résultats à la personnalité, et qui sont pourtant liés par une amitié farouche depuis l'arrivée du premier en Division 1, il y a maintenant vingt-sept ans. Portraits croisés.

Qu'on se le dise, Jean-Michel Aulas n'est pas un ingrat. « L'OL a souhaité tout mettre en œuvre pour accéder à la demande de Loulou et de son fils Laurent pour que le match se joue à Gerland » a-t-il expliqué cette semaine, exauçant les souhaits de son homologue du MHSC suite à l'inondation du stade de la Mosson. Un beau geste, comme on en fait entre amis. Il faut dire qu'entre les deux hommes, les relations sont plus que cordiales. Ces deux monstres sacrés, rares présidents en activité à avoir connu la D1, entretiennent une relation complice et privilégiée au sommet du football français depuis près de trente années. En poste depuis 1974, Louis Nicollin a vu débarquer Jean-Michel Aulas et ses costumes bien taillés en 1987. A priori, pas le genre de la maison, mais les deux hommes ont appris à se découvrir et à s'estimer. L'occasion d'un petit duel musclé en dix points pour juger qui est le véritable boss.

  • La personnalité pour Loulou « Ce sont deux personnes très différentes, avec peu de points communs. L'un est exubérant, l'autre intériorise beaucoup. L'un est un bon vivant, l'autre fait attention à sa ligne. Une fois, j'ai été reçu par Loulou qui sortait d'une cure de régime à Lili-les-bains, il avait perdu je sais plus combien de kilos, il était tout content. Et là, à la fin du repas, il arrive et me sort une énorme boîte de chocolats, qu'on s'est tapée à deux » témoigne d'entrée Jean-Claude Plessis, qui a eu tout loisir de découvrir les deux hommes lors de ses neuf années passées à la tête de Sochaux. « Ce sont deux styles complètement différents, mais oui, ils sont amis ! Et pourquoi pas ? Ça n'a rien à voir. En amitié, on n'a pas besoin de personnes identiques, c'est l'altérité qui est intéressante. » Parce qu'il faut vraiment trancher, Jean-Claude accepte cependant de dévoiler où son cœur balance : « Loulou, c'est un homme pour lequel j'ai beaucoup d'affection, il est parfois un peu excessif, mais c'est un type bien. En tout cas, quand j'ai la nostalgie du foot, ce ne sont bizarrement pas les matchs, mais des hommes comme eux qui me manquent. »

  • La passion pour Jean-Mich' Ancien international français, Pascal Baills se souvient d'un président passionné : « Louis a une forte personnalité, c'est quelqu'un qui aime son club et...




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