Augusto Fernández, les pieds de l'intelligence

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Augusto Fernández, les pieds de l'intelligence
Augusto Fernández, les pieds de l'intelligence

Couvé par Diego Simeone, métamorphosé par Luis Enrique et poli par le Toto Berrizo, Augusto Fernández est un concentré de matière grise du milieu de terrain. Nouvelle recrue de l'Atlético de Madrid, il pourrait même en être le taulier.

Loin de la région Rhône-Alpes et de son derby, deux anciens Lyonnais et Stéphanois se retrouvent au sein de la capitale espagnole. Sur les rives du rio Manzanares, plus précisément dans les arcanes du Vicente-Calderón, Tiago Cardoso Mendes, Gone de 2005 à 2007, délaisse actuellement son rôle de régulateur rojiblanco au profit d'Augusto Fernández, Vert le temps d'une saison. Une passation de témoin qui doit beaucoup à la jambe fracturée du Portugais, de fait indisponible durant de longs mois. Pour combler ce vide, Diego Simeone reçoit donc la bénédiction de sa direction pour prospecter dans le marché des milieux tout terrain de Liga. Illico presto, un nom familier lui revient en bouche : celui de son ancien protégé de River Plate, Augusto Fernández, alors au Celta de Vigo. En l'espace d'une semaine, les tractations débouchent sur un accord entre les deux parties et, hasard du calendrier, offre à l'Argentin des débuts en Liga sous ses nouvelles couleurs au Balaídos. Un antre des Celtiñas qui a vu cet ailier de formation devenir une référence parmi les milieux axiaux du championnat espagnol. Ou quand le travail rencontre l'intelligence.

La révolution Enrique, le pari de Toto


"Des milieux comme moi, il y en a à foison. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne parle que de tactique… Les joueurs viennent si jeunes en Europe qu'ils ne peuvent s'adapter. Et quand ils reviennent en Argentine, ils tombent de haut. Ils ne gagnent jamais en maturité. Ils deviennent des joueurs lambdas, incapables de se relever." Le constat sans appel d'Augusto Fernández dans les colonnes d'El Pais, aussi authentique soit-il, se calque sur sa propre expérience. Débarqué dès son 23e anniversaire dans le Forez, il découvre les pelouses de Ligue 1 dans un rôle d'ailier - ou de milieu excentré, c'est selon. Plus que son positionnement, c'est la nature même du jeu du championnat français qui ne lui permet pas d'exploser. Vite catalogué parmi les flops, il rentre dès la fin de son prêt d'un an au pays. Après une formation estampillée River Plate, et une rencontre avec Diego Simeone, c'est à Vélez Sársfield qu'il poursuit sa carrière argentine. L'idylle dure deux ans et lui ouvre les portes d'un second départ pour le Vieux Continent. Contre 1,6 million d'euros, il débarque à l'été 2012 au…


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