Augusto César Lendoiro : "Jorge, éteins tes putains de téléphone, bordel !"

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Augusto César Lendoiro : "Jorge, éteins tes putains de téléphone, bordel !"
Augusto César Lendoiro : "Jorge, éteins tes putains de téléphone, bordel !"

La folle ascension de Jorge Mendes a débuté en 1996 à La Corogne. Avec pas mal de culot et d'insistance, le gérant de vidéoclub vendait son copain Nuno Espirito Santo au Depor. Son emblématique président revient sur les débuts de l'agent le plus puissant de la planète foot.

Comment avez-vous connu Jorge Mendes ? À cette époque, Jorge faisait plusieurs fois par semaine, parfois presque tous les jours, 500 km aller-retour depuis le Portugal pour venir me parler et me proposer ses joueurs. Il débutait tout juste comme agent. Bien sûr, il ne me prévenait pas, sinon je lui aurais dit de ne pas venir. Il était envahissant, presque lourd dans sa façon d'insister sans cesse. Au tout début, je n'avais aucune idée de qui était ce type qui voulait absolument me voir. Il a patienté pendant des heures sans que je ne le reçoive. Et il est revenu le lendemain, et le surlendemain. À l'époque, il tenait un vidéoclub et une boîte de nuit près de la frontière espagnole. C'était une sorte de jeune self made man comme il y en a des tonnes.
Comment a-t-il fini par gagner votre confiance ? Au bout de plusieurs jours, je me suis dit que je devais le recevoir. C'était devenu une question d'éducation. Si un homme cherche à ce point à vous rencontrer, vous ne pouvez pas éternellement le repousser. Et la première fois qu'on s'est finalement rencontrés, ça a été une sorte de coup de cœur. Je crois qu'on a fini par aller dîner ensemble. Quelques jours après, on concluait le transfert de Nuno.
La légende raconte qu'il avait dû le cacher plusieurs jours Le transfert a été un peu dantesque effectivement. Je me rappelle que le club (Vitória Guimarães) ne voulait pas le transférer. En secret, Jorge l'a fait sortir du Portugal et l'a caché dans un hôtel de la Corogne pendant quelques jours, le temps que moi, je trouve un accord avec son club. Finalement, ça s'est bien terminé, et ce transfert a un peu lancé sa carrière, et on est devenus ami. Il m'appelle encore "padrinho". Au fil du temps, on a construit une relation très forte. Je me sentais un peu comme son protecteur.
Est-ce qu'il était déjà le redoutable négociateur qu'on connaît aujourd'hui ? Beaucoup d'agents, la majorité, posent leurs conditions avant même le début des discussions. Ils disent "avant tout, sachez que je prends 10% du montant du transfert et du salaire". Lui non, la question de sa rémunération vient en dernier. Il s'adapte parfaitement à chaque situation. Il voit les choses à...



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