Augmenter les loyers devient quasiment impossible

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INFOGRAPHIE - Pour la première fois en 6 ans, l’indice de référence des loyers affiche un recul annuel (-0,01 %) suite à la baisse de l’inflation. Résultat : pour les locataires dont la révision de loyer se fait au dernier trimestre, toute hausse est impossible.

C’est une première depuis 2009: l’indice de référence des loyers (IRL), utilisé pour la révision des loyers d’habitation, a baissé au quatrième trimestre 2015, reculant de 0,01 % sur un an, a annoncé l’Insee jeudi. L’indice des loyers s’est établi à 125,28 au quatrième trimestre (base 100 au 4e trimestre 1998), contre 125,29 un an plus tôt. Il est en légère hausse par rapport au troisième trimestre (125,26) tout en affichant un recul annuel.

Dans la mesure où le contrat de bail prévoit une révision annuelle, celle-ci ne peut dépasser l’évolution de l’IRL. Ainsi pour les locataires installés depuis un an dont les propriétaires souhaiteraient réviser les loyers, il est impossible d’appliquer une hausse. La formule appliquée consiste en effet à multiplier le loyer actuel (hors charges) par le nouvel IRL divisé par l’ancien IRL.

Indexation sur l’inflation

Si les loyers avaient déjà tendance depuis plusieurs mois à baisser à la relocation, ils pouvaient encore progresser légèrement pour les locataires en place, c’est désormais plus compliqué. La croissance de l’indice de référence des loyers était en ralentissement depuis le premier trimestre 2012, quand la hausse avait atteint 2,24 % sur un an. Elle avait été de 0,15 % au premier trimestre 2015, de 0,08 % au deuxième trimestre et de 0,02 % au troisième. Seule reste possible l’augmentation des loyers manifestement sous-évalués.

Cette décélération de l’indice des loyers s’explique notamment par son indexation sur l’inflation. Or les prix à la consommation sont restés stables en moyenne sur l’ensemble de l’année 2015 après avoir atteint 0,5 % en 2014 et 0,9 % en 2013, en raison essentiellement de la chute des prix du pétrole.

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  • c.voyant il y a 11 mois

    Si on observe la courbe Friggit de l'indice d'évolution des loyers depuis 50 ans, elle ne bouge pratiquement pas, Le Figaro découvre le fil à couper le beurre!

  • c.voyant il y a 11 mois

    Ceux qui le peuvent deviennent propriétaires, il ne reste plus sur le marché de la location, soit ceux qui sont en transition, soit les pauvres, dans ces conditions les prix des locations ne peuvent que stagner ou baisser.

  • sibile il y a 11 mois

    tant pis pour les futures générations qui iront coucher sous les ponts

  • sibile il y a 11 mois

    et pendant ce temps là, les charges et les taxes augmentent .....

  • remimar3 il y a 11 mois

    Avec une inflation à 0,2% je ne vois pas comment on pourrait justifier une hausse des loyers. Quand l'immobilier prenait jusqu'à 15% par an entre 2002 et 2007 et les loyers avec, ça ne gênait personne sauf les locataires bien sûr. La gêne change de camp, tant pis pour les derniers acheteurs-bailleurs à qui on a vendu le rêve d'un immobilier toujours plus rémunérateur.

  • je.valle il y a 11 mois

    ça va sûrement inciter les investisseurs à mettre des sous dans la pierre.

  • heimdal il y a 11 mois

    Augmenter n'est pas le bon terme ,réévaluer est mieux approprié .