Audrey Azoulay appelle les intermittents à la responsabilité

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LA MINISTRE DE LA CULTURE ESPÈRE UN ACCORD CETTE SEMAINE SUR LES INTERMITTENTS
LA MINISTRE DE LA CULTURE ESPÈRE UN ACCORD CETTE SEMAINE SUR LES INTERMITTENTS

PARIS (Reuters) - La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, a lancé mercredi un appel à la responsabilité aux intermittents du spectacle et à leurs employeurs, quelques heures avant la reprise de négociations laborieuses sur le régime d'assurance-chômage de ce secteur.

Les négociateurs sont censés remettre jeudi au plus tard un accord sur les règles d'indemnisation des intermittents et la réduction des dépenses de ce système, qui contribue à hauteur d'un milliard d'euros au déficit de l'assurance chômage.

La reprise des discussions, interrompues lundi soir, était prévue à 16h00 au ministère du Travail, alors que des dizaines d'intermittents du spectacle occupent les théâtres de l'Odéon et de la Comédie française à Paris et plusieurs salles en province.

"Il faut que l'intermittence participe aux réformes générales sur le système de l'assurance-chômage", a déclaré Audrey Azoulay à l'issue du conseil des ministres. "Ce qu'il faut, c'est de la sérénité, un dialogue, qui doit se poursuivre aujourd'hui et j'espère se conclure ce soir ou cette nuit."

Elle a demandé aux négociateurs de ne pas se laisser perturber "par des mobilisations qui sont parfois caricaturées ou qui, lorsqu'elles empêchent des spectacles (...), ne servent pas la cause qu'elles veulent défendre".

CADRAGE

Medef, CGPME et Union professionnelle artisanale côté patronal, CFDT, CFTC et CFE-CGC côté syndical, se sont accordés le 24 mars au niveau interprofessionnel sur un document de cadrage, rejeté par la CGT et Force ouvrière (FO).

Ce document demande aux organisations représentant les artistes et les techniciens, ainsi que leurs employeurs, de s'entendre sur des règles spécifiques d'indemnisation qui, "a minima, ne conduisent pas à augmenter l'écart entre celles-ci et les règles d'indemnisation du régime de droit commun".

Il fixe à au moins 105 millions d'euros par an les économies à faire par le régime des intermittents si l'Etat accepte de mettre la main à la poche, 185 millions dans le cas contraire.

Audrey Azoulay a estimé qu'il fallait arriver "autour d'une centaine de millions d'euros" d'économies.

Le secrétaire national de la CFDT Culture, René Fontanarava, estimait cependant avant la reprise des négociations qu'il y avait encore "trop d'incertitude" pour parier sur un accord.

Le secrétaire général de la CGT-Spectacle, Denis Gravouil, a pour sa part évalué les chances d'un accord à "50-50".

"Ou on n'a pas d'accord et on n'aura plus qu'une solution, un mouvement de grève", a-t-il dit à Reuters. "Ou on a un accord et de toute façon il ne respectera pas la lettre de cadrage."

S'il y a accord, il devra en tout état de cause être validé à l'échelon interprofessionnel par les organisations patronales et syndicales gestionnaires du régime général de l'assurance chômage des salariés du secteur privé, qui reprennent jeudi leurs propres négociations sur une nouvelle convention.

Ces négociations gigognes se déroulent sur fond de tension sociale, alors que les syndicats contestataires, CGT et Force ouvrière en tête, et une vingtaine d'organisations de jeunesse, ont appelé à une nouvelle journée de manifestations et de grèves contre le projet de réforme du Code du travail, jeudi.

(Jean-Baptiste Vey et Emmanuel Jarry, édité par Simon Carraud)

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  • 445566ZM le jeudi 28 avr 2016 à 13:44

    "gache1". Pensez-vous que le gouvernement, dont elle fait partie, emprunte encore quelques centaines de millions ? Ceci au nom de tous les français. Les socialiste endettent la France d'environ 70 000 000 000 € chaque année.

  • restif1 le mercredi 27 avr 2016 à 16:06

    Je connais un intermittent qui allait faire quelques câblages tous les 3 mois pour toucher le chômage, puis retournait à sa ferme pour s'occuper d'une autre sorte de culture

  • gache1 le mercredi 27 avr 2016 à 15:53

    Audrey va nous faire sa fierotte pour amuser la galerie mais au final elle paiera car c'est l'électorat de gôche à tous les niveaux (clients des fetivals, artistes, intermittents...)

  • miez1804 le mercredi 27 avr 2016 à 15:51

    @brugere 4: 100% d'accord avec vous! On peu se passé de ces pleureuses, et surtout ne pas les indemniser pendant la greve!!!

  • miez1804 le mercredi 27 avr 2016 à 15:47

    @lolin: elle a un grand defaut, elle est socialos!!!

  • mark92 le mercredi 27 avr 2016 à 15:39

    C'est qui encore celle la ??Mais les intermittents ont raison de manifester et bloquer les représentations pour les bobos.Pôle emploi les attend sans les avantages.Pas belle la vie.

  • dominot le mercredi 27 avr 2016 à 15:35

    vraiment plus canon que Pellerin.........

  • M6235837 le mercredi 27 avr 2016 à 15:15

    quand il y a plus de boulot dans un métier on en changequand on trouve plus de boulot du tout, on fait comme moi on monte sa boite, societé monté il y a 13 ans avec la société au capital de un euro grace a raffarin et aujourd'hui je vis très bien, j'ai commencé à bosser de chez moi avec 0 euros d'investissement alors les pleureuses y en a marre faits comme les copains bouger vous le....

  • brugere4 le mercredi 27 avr 2016 à 15:11

    pourquoi se casser la tête laissons les faire grêve aussi longtemps qu'ils le veulent on peut se passer de spectacles pendant des semaines voire des mois et ce sont eux qui en patiront le plus .....

  • lorant21 le mercredi 27 avr 2016 à 14:50

    Ce n'est pas aux chômeurs du privé (les français les plus pauvres) de payer pour les intermittents, les patrons des entreprises de spectacle et les spectateurs ! C'est au spectateur et si on le souhaite aux contribuables.