AUDIO. Erreur médicale : une dent de sagesse au coeur d'une procédure judiciaire

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AUDIO. Erreur médicale : une dent de sagesse au coeur d'une procédure judiciaire
AUDIO. Erreur médicale : une dent de sagesse au coeur d'une procédure judiciaire

À l'origine : une simple dent de sagesse un peu brinquebalante. Huit ans plus tard, Franck Afériat a dépensé plus de 20 000 EUR pour sa dentition. En pure perte. Ce chef d'entreprise de 40 ans, domicilié à Saint-Maur (Val-de-Marne), est aujourd'hui handicapé à vie. La faute, selon lui, aux praticiens qui l'ont opéré à une quinzaine de reprises. S'appuyant sur une expertise privée dénonçant les multiples « échecs thérapeutiques » dont il a été la victime, Franck Afériat et son avocat, M e Grégory Lévy, viennent d'assigner en justice Guy Princ, un ponte de la stomatologie. Le 9 mai, le tribunal de Paris a validé leurs arguments et estimé légitime que soit désigné un expert judiciaire.

Le calvaire de Franck a commencé en 2006. Pour traiter sa dent de sagesse, un dentiste estime nécessaire de lui poser des implants. Mais il se rend compte que l'os est « mal configuré ». Dix anesthésies plus tard, les trois implants semblent enfin tenir. Las, un an après, lors d'une visite de contrôle, « je l'ai entendu dire : M... ! », se souvient Franck Afériat. Les implants sont en effet « cratérisés », comme on dit dans le jargon. L'os est devenu trop mince. Seule alternative : « On m'a proposé un dentier ! », s'étonne encore le chef d'entreprise, qui n'est alors âgé que de 34 ans.

Entre alors en scène Guy Princ, un professeur réputé, qui accepte de reprendre les choses en main. Sa stratégie : prélever une partie de l'os de la hanche, pour reconstituer celui de la mâchoire. Au terme de plusieurs opérations, la greffe sera recrachée. Plus grave, le professeur, selon son patient, néglige le fait que celui-ci est porteur d'un facteur V. Une maladie héréditaire qui entraîne une trop rapide coagulation du sang, et donc la formation de caillots. « Trois jours après l'opération, ma jambe était toute noire », se rappelle Franck Afériat, hospitalisé en urgence pour « une thrombose profonde », ...

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