«Aucune figure n'incarne actuellement l'opposition en Tunisie»

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La perspective d'élections d'ici deux mois pose la question de la succession au pouvoir du président déchu Ben Ali, alors que l'opposition n'est pas fédérée . Avec le risque que la révolution ne profite pas à ceux qui l'ont faite

L'enthousiasme se mêle à l'inquiétude en Tunisie après l'éviction de Ben Ali samedi. Si la révolution populaire porte en elle l'espoir d'une transition en douceur vers un régime démocratique, la fuite du président tunisien fait craindre la récupération du pouvoir par des membres de son entourage.

Car l'opposition n'est pas à ce jour fédérée. «Aucune figure ne peut aujourd'hui prétendre incarner à elle seule l'opposition, ni aucun parti d'ailleurs. Et les islamistes qui sont basés à Londres ont très peu de relais en interne, explique au Figaro.fr Karim Emile Bitar, de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). La seule solution serait que toutes les figures de l'opposition opposants extérieurs, intellectuels, syndicalistes - se rassemblent dans une sorte de coalition qui pourrait rassurer le peuple». «Si les leaders de l'opposition dite démocratique paraissent crédibles, cette opposition est faible, car le régime ne lui a jamais laissé

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