Aucune charge retenue contre Vincent Labrune, président de l'OM

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LE PRÉSIDENT DE L'OM LIBRE APRÈS SON AUDITION PAR UN JUGE
LE PRÉSIDENT DE L'OM LIBRE APRÈS SON AUDITION PAR UN JUGE

PARIS (Reuters) - Le président de l'Olympique de Marseille, Vincent Labrune, est ressorti libre de son audition mercredi par un juge marseillais, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui dans le cadre d'une affaire financière touchant le club de football.

"Au terme de son audition, de 09h30 à 20h, le juge n'a retenu aucune charge contre le président de l'Olympique de Marseille qui bénéficie du statut de témoin assisté", a annoncé le club sur son site internet.

Le dirigeant marseillais a été entendu par le juge Guillaume Coutelle dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel".

Deux anciens dirigeants du club, Jean-Claude Dassier, président de l'OM entre 2009 et 2011, et Antoine Veyrat, directeur général du club entre 2008 et 2011, ont été mis en examen dans le cadre de cette affaire de 18 transferts présumés douteux à l'OM.

"L'Olympique de Marseille s'est porté partie civile dans le cadre de cette enquête", précise le club.

Vincent Labrune avait été placé en garde à vue en novembre 2014, en même temps notamment que deux anciens présidents du club, Pape Diouf et Jean-Claude Dassier, puis relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.

Au mois de janvier, la justice avait entendu l'ancien directeur sportif de l'OM José Anigo, ainsi que des intermédiaires et des agents de joueurs. Toutes les personnes entendues étaient ressorties libres.

Au total, une vingtaine de personnes gravitant autour du club marseillais ont été entendues dans le cadre de cette enquête qui cible des transferts et prolongations de contrats présumés frauduleux au sein de l'OM, entre 2009 et 2011.

Une série de perquisitions avaient été effectuées en janvier 2013 au centre d'entraînement du club. Les enquêteurs avaient alors saisi des documents relatifs à des transferts de joueurs à l'OM, dont celui de l'international français André-Pierre Gignac, parti cet été pour un club mexicain.

Le transfert de ce dernier en août 2010 de Toulouse à Marseille, pour une somme évaluée à 20 millions d'euros, avait été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance.

La justice soupçonne le versement de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Guy Kerivel)

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