Aucun hooligan britannique à Marseille-préfet de police

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    MARSEILLE 13 juin (Reuters) - Il n'y avait aucun hooligan 
anglais ou russe à Marseille samedi lors des affrontements qui 
ont fait 35 blessés en marge de la rencontre Angleterre-Russie 
de l'Euro 2016, selon le préfet de police de Marseille Laurent 
Nunez. 
    "Les hooligans anglais, tels que nous les connaissons, ne 
sont pas entrés sur le territoire français. Les spotters anglais 
ne les ont pas reconnus", a-t-il dit dans un entretien à La 
Provence publié lundi. "Les hooligans russes non plus ne sont 
pas rentrés en France" 
    Le préfet de police a affirmé que le dispositif mis en place 
avait permis d'éviter des échauffourées, malgré une "séquence de 
violences d'une heure et demie" qui a fait de nombreux blessés 
dont quatre graves. 
    Selon lui, la moitié des effectifs policiers avait été 
déployée dans le centre ville de Marseille. 
    "On ne peut pas faire grand-chose contre des supporters qui 
avaient pourtant été dûment filtrés. Il n'y avait à Marseille 
aucun hooligan britannique", a-t-il souligné. "On n'a pas eu de 
bataille rangée. On n'a pas eu de vitrine dégradée. J'ai connu 
pire. On n'est pas du tout dans des scènes d'émeutes urbaines 
avec des pillages". 
    Il a estimé que les affrontements de samedi n'étaient en 
rien comparables à ceux de 1998 lors du match Angleterre-Tunisie 
de coupe du monde marqué alors par la forte présence de 
hooligans anglais aujourd'hui interdits de territoire français. 
    "Les choses avaient été beaucoup plus violentes en 1998", 
a-t-il dit. 
    Laurent Nunez a dit réfléchir à un élargissement au centre 
ville de Marseille de l'interdiction de vente d'alcool à 
emporter. "C'est une question majeure. C'est probable." 
    Le préfet de police n'est en revanche pas favorable à la 
fermeture des bars pour éviter de nouvelles violences. "Je n'y 
suis pas favorable. C'est L'Euro, c'est la fête", a-t-il conclu. 
    Le ministère de l'Intérieur a fait été de 116 
interpellations dans toute la France à la suite des 
affrontements lors de différents matches, dont 63 gardes à vue. 
    Une douzaine de personnes interpellées seront jugés en 
comparution immédiate ce lundi à Marseille. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 
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