Aucun favori n'émerge pour le Nobel de la paix 2012

le
1
QUI SUCCÉDERA À LA LIBÉRIENNE LEYMAH GBOWEE POUR LE NOBEL DE LA PAIX ?
QUI SUCCÉDERA À LA LIBÉRIENNE LEYMAH GBOWEE POUR LE NOBEL DE LA PAIX ?

par Balazs Koranyi

OSLO (Reuters) - Aucune personnalité n'émerge cette année pour le prix Nobel de la paix, qui sera attribué ce vendredi à Oslo, mais la réconciliation entre chrétiens et musulmans ou le mouvement démocratique dans la Russie de Vladimir Poutine pourraient être distingués.

La course est très ouverte et incertaine parmi les 231 parrainages reçus par le Comité Nobel norvégien, un organisme indépendant du gouvernement d'Oslo même si ses membres sont désignés par le Parlement. Le président du comité, Thornjoern Jagland, est un ancien chef du gouvernement norvégien.

Quarante-trois organisations figurent parmi les "nominés". Après la clôture des candidatures, le 1er février, cette liste est généralement réduite à 25-35 noms lors de la première réunion du comité, d'après son secrétaire exécutif, Geir Lundestad.

En avril, il ne reste plus que cinq à sept noms et le choix du futur lauréat est définitivement arrêté deux semaines environ avant la date de l'annonce.

Crise oblige, le lauréat 2012 devra se contenter d'une somme de huit millions de couronnes suédoises (1,21 million de dollars), soit deux millions de moins que l'année précédente.

"Je suis pratiquement certain que le comité aura à coeur d'honorer les événements très importants qui agitent le Moyen-Orient", avance Jan Egeland, directeur de l'antenne européenne de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

"Mais le 'printemps arabe' virant à l''automne', cela va être effectivement très difficile. Une solution serait de chercher du côté de ceux qui oeuvrent pour le dialogue entre les religions", ajoute cet ancien sous-secrétaire général des Nations unies.

DES NOMS RUSSES CIRCULENT

La société de paris en ligne Unibet penche pour une religieuse copte, Maggie Gobran, surnommée la "Mère Teresa des bidonvilles du Caire" qui dirige une mission pour enfants dans la capitale égyptienne, en lui accordant 13% de chance.

Il est très peu vraisemblable en revanche que le comité Nobel distingue une personnalité du "printemps arabe" puisqu'en 2011 la récompense était déjà allée à la journaliste et militante des droits de l'homme yéménite Tawakkol Karma.

Parmi les autres "nobélisables" évoqués figurent un philanthrope pakistanais, Abdul Sattar Edhi, et deux responsables religieux du Nigeria, John Onaiyekan et Mohamed Sa'ad Abubakar, qui se battent pour apaiser les tensions entre les communautés chrétienne et musulmane de l'Etat le plus peuplé d'Afrique.

Le comité pourrait porter également son choix sur le combat contre l'érosion des droits de l'homme en Russie, ce qui pourrait toutefois provoquer une crise diplomatique comme ce fut le cas en 2010 entre Oslo et Pékin après l'attribution du Nobel au dissident chinois Liu Xiaobo.

Ce d'autant plus que Thorbjoern Jagland occupe également le poste de secrétaire général de Conseil de l'Europe, qui compte 47 pays membres dont la Russie.

"Il y a toujours des noms russes sur la liste mais ce serait l'occasion cette année peut-être de donner un coup de pouce aux mouvements qui se battent dans ce pays pour plus de démocratie", avance pour sa part Jan Egeland.

On cite ainsi les noms de Svetlana Gannouchkina et de son ONG, Memorial, qui défend les droits de l'homme, ainsi que la radio Echo de Moscou et son directeur, Alexei Venediktov.

Dernière précision : les trois jeunes femmes membres du groupe punk Pussy Riot sont exclues de la compétition compte tenu de la clôture des nominations le 1er février, soit quelques semaines avant leur "prière punk" qui leur ont valu leurs ennuis.

Avec Alistair Doyle, Jean-Loup Fiévet pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • manx750 le vendredi 12 oct 2012 à 11:47

    mdr De l'art de faire un article "tout faux " !