Aubry se défend d'aller plus loin que Hollande sur les impôts

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Aubry se défend d'aller plus loin que Hollande sur les impôts
Aubry se défend d'aller plus loin que Hollande sur les impôts

PARIS (Reuters) - Martine Aubry a assuré mercredi que ses appels à lever des impôts supplémentaires s'inscrivaient dans le cadre du programme présenté par François Hollande lorsqu'il était candidat.

La première secrétaire du Parti socialiste, qui a vu le poste de Premier ministre lui échapper au profit de Jean-Marc Ayrault, a donné ces derniers jours des munitions à la droite, qui accuse le gouvernement de préparer un "matraquage fiscal".

"Bien sûr, il faut gérer, mais il faut d'abord faire entrer des impôts complémentaires", a-t-elle dit.

Ces déclarations ont également suscité un certain embarras au sein du gouvernement, qui s'est bien gardé de faire des annonces en la matière, soucieux qu'il est de ne pas effrayer l'électorat avant les législatives des 10 et 17 juin.

Martine Aubry a souligné mercredi qu'elle ne voulait pas aller plus loin que ce qu'a promis le président.

"Ce que j'ai dit sur la réforme fiscale, c'est la réforme fiscale qui est dans le projet de François Hollande", a-t-elle déclaré après avoir été reçue à l'Elysée.

"C'est une réforme de justice qui ne touchera pas les classes moyennes et les classes populaires, qui touchera les plus privilégiés, les revenus du capital qui doivent être fiscalisés comme les revenus du travail, remettre des tranches d'impôt sur l'ISF, aider les PME", a-t-elle précisé.

"Voilà quelques exemples qui ont été donnés, distribués, défendus pendant la campagne électorale, je dirais même que les Français ont voté pour cela", a-t-elle ajouté.

Elle a estimé que l'UMP n'avait pas de "leçons" à donner en matière de matraquage fiscal, puisque selon elle c'est la politique qu'a menée Nicolas Sarkozy pendant cinq ans.

Le ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur Pierre Moscovici a de son côté plus particulièrement fustigé les propos de l'ancien Premier ministre François Fillon, qui a estimé dans un entretien au Figaro que les augmentations d'impôts évoquées par Martine Aubry n'étaient "pas tenables".

"Monsieur Fillon a un culot absolument immense", a-t-il dit à la presse à Bercy.

"Comment peut-on être un donneur des leçons quand on laisse une situation pareille ? (...) Quand on a précipité l'Europe dans l'austérité, on ne vient pas donner des leçons européennes", a-t-il ajouté.

Chine Labbé, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • mlaure13 le mercredi 6 juin 2012 à 17:08

    "Voilà quelques exemples qui ont été donnés, distribués, défendus pendant la campagne électorale, je dirais même que les Français ont voté pour cela",a-t-elle ajouté !!!...Elle nous annonce la couleur de l'austérité, La MARTINE, et personne n'y échappera et surtout les 50% "d'enfumés" qui ont voté pour ...MDR...

  • LeRaleur le mercredi 6 juin 2012 à 16:51

    Tout le monde est au courant, les tremblements de terre en Italie, c'est la faute à Sarko. Ceux qui votent pour l'UMPS n'ont que ce qu'ils méritent.

  • razibus1 le mercredi 6 juin 2012 à 16:37

    Ah! drôle ! les socialistes s'en tirent toujours par une " pirouette " c'est toujours la faute à Sarko .....Sarko aurait précipité si l'on en croit Moscovici " dans l'austérité " ......Cela se passe vraiment de commentaire sinon l'on deviendrait désobligeant.