Au Yémen, les islamistes s'immiscent dans la révolte

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Des militants intégristes rejoignent les étudiants qui défient Ali Abdallah Saleh.

Face à une opposition qui durcit le ton, le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, ne compte pas démissionner. «On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes», a déclaré, lundi, le raïs yéménite, lors d'une conférence de presse à Sanaa.

Le 2 février, pensant désamorcer la grogne de son peuple, galvanisé par les exemples tunisien et égyptien, le chef de l'État avait annoncé qu'il ne se représenterait pas en 2013 et que son fils, Ahmed, ne lui succéderait pas. Mais, depuis, les manifestations appelant à un changement de régime se sont poursuivies à Sanaa, la capitale, et surtout à Taez et à Aden, dans le Sud, où douze personnes sont tombées sous les balles d'une répression sanglante.

C'est précisément le recours excessif à la force qui a provoqué le raidissement de l'opposition. Dimanche, celle-ci a appelé ses membres à rejoindre le flot des manifestants, composé jusque-là d'étudiants. «L'opposition a com

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