Au Yémen, des députés sont tentés de lâcher Saleh

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Pour protester contre la répression, sept d'entre eux ont démissionné, d'autres s'interrogent.

Ce peut être un début de fronde au sein du parti du président Saleh. Ou une manœuvre de parlementaires, qui préfèrent anticiper un effondrement du régime. Sept membres du Congrès populaire général (CPG) ont présenté, mercredi matin, leur démission pour protester contre la répression sanglante des manifestations qui secouent le Yémen, depuis bientôt un mois, pour réclamer le départ d'Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans.

Quelques heures auparavant, un manifestant au moins avait été tué par des assaillants pro-Saleh. Avec l'aide de la police, ils avaient attaqué, durant la nuit, des étudiants, qui campent devant l'université de Sanaa. Ces derniers étaient parvenus à déloger les partisans du raïs, installés dans une rue adjacente à la place de l'Université, et qui, la veille, les avaient déjà attaqués à coups de matraques et de poignards.

Ce durcissement de la répression, alors que Saleh a demandé à ses partisans de ne faire usage de le

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