Au tribunal des divorcés

le
1
Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

"Les liens du divorce sont encore plus indissolubles que ceux du mariage", disait le romancier Alfred Capus. Rien d'étonnant lorsqu'on connaît le parcours des couples - de plus en plus nombreux - qui passent par cette "épreuve". Onze sociologues ont suivi durant trois ans ces hommes et ces femmes, mariés ou non, parents ou non, ces avocats, juges, greffiers, répartis en France dans quatre "tribunaux des couples". Une enquête d'une ampleur inédite* qui montre que, malgré les bouleversements de la vie conjugale et les transformations du droit de la famille, la justice participe à la reconduction de l'ordre social entre les sexes et les classes.

Une justice de masse

"On va chez le Jaf [juge des affaires familiales, NDLR] comme on va chez le médecin", ironise le juge Pierre Terreau lorsqu'il découvre qu'il a en audience un couple qui assiste à sa huitième audience en neuf ans de procédures, afin de faire modifier des décisions antérieures. "C'est le cas de presque un tiers des affaires que nous avons observées en audience", soulignent les experts.

Des dossiers qui s'empilent, des moyens limités et un temps compté, voilà en résumé le quotidien des juridictions chargées de ces questions. "En 2010, les 28 juges aux affaires familiales en poste dans les quatre juridictions enquêtées pour cet ouvrage ont eu à traiter 23 000 nouvelles affaires, soit une moyenne de 885 par an et par juge à temps plein", écrivent les auteurs. Chaque...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3182284 le dimanche 8 déc 2013 à 19:48

    l'Etat n'avait qu'a pas toucher à un sacrement.