Au théâtre de l'Odéon, Nuit debout et intermittents menacent la tenue des prochains spectacles

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Des membres du mouvement Nuit debout sont venus soutenir l'occupation du théâtre parisien par des intermittents du spectacle.
Des membres du mouvement Nuit debout sont venus soutenir l'occupation du théâtre parisien par des intermittents du spectacle.

Pour faire pression sur la négociation de leur régime d’assurrance-chômage, les intermittents du spectacle occupent le théâtre parisien pour la deuxième nuit consécutive.

Stéphane Braunschweig a des tas de raisons d’être anxieux : la première de Britannicus qu’il répète à la Comédie Française est dans dix jours et voilà que l’Odéon-Théâtre de l’Europe dont il vient d’être nommé directeur en remplacement de Luc Bondy, a été investi par les intermittents du spectacle réclamant d’y tenir leur assemblée générale ce lundi 25 avril.

L’occupation est le moyen de faire pression sur les négociations qui se déroulent au même moment au ministère du travail sur le régime d’assurance-chômage des travailleurs du spectacle. « À La Colline plusieurs fois j’ai ouvert la salle aux intermittents pour une assemblée générale, explique le metteur en scène. Là, ils sont plus dans une logique d’occupation, ce qui rend la chose difficile. Occuper un lieu n’est pas anodin, même s’ils l’ont fait de manière responsable et pas agressive. »

Ils sont arrivés à 18 heures, dimanche soir, après la représentation de Phèdre, avec Isabelle Huppert, pour occuper les locaux jusqu’à mardi, gentiment : le lundi, à l’Odéon, c’est relâche. Une trentaine de personnes, « intermittents, étudiants, précaires et nuitdeboutistes », comme ils se désignent eux-mêmes dans le communiqué de presse, lu au mégaphone ce lundi matin depuis la terrasse du théâtre. « De l’argent il y en a, construisons de nouveaux droits », hurle en lettres rouges la grande banderole qu’ils y ont déployée.

La journée de lundi s’annonce longue. À 10 heures, seule une poignée de militants les soutiennent sur la pl...

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  • charleco il y a 7 mois

    Ils refont mai 68, c'est la chienlit.