Au temps des cabarets et des caves à chansons

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Juliette Gréco à Saint-Germain-des-Prés dans les années 50.
Juliette Gréco à Saint-Germain-des-Prés dans les années 50.

Yves Jeuland retrace la vie nocturne du Paris des années 1950, où, côté rive gauche, ont éclos Brel, Brassens, Gréco… A voir sur Histoire, ce soir, à 20 h 40.

Histoire vendredi 8 janvier – 20 h 40 documentaire Paris a été magique bien avant que les Qataris ne s’intéressent au club de football de la capitale. C’était dans les années 1950, après la guerre donc, sur la rive gauche de la Seine, qui regorgeait de petits cabarets, véritables viviers de talents. L’Ecluse, La Rose rouge, Le Mephisto, L’Echelle de Jacob ou Milord l’arsouille ont vu éclore, comme de petits coquelicots, la fine fleur de la chanson française. Inconnus à l’époque, ils s’appelaient Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Juliette Gréco, Boris Vian, les Frères Jacques, Francis Lemarque, Henri Gougaud, Cora Vaucaire, Serge Lama, Charles Aznavour, Mouloudji, Catherine Sauvage, sans oublier Serge Gainsbourg, Raymond Devos, Anne Sylvestre et, bien sûr, Barbara.

«  L’esprit anar » Certains ont réussi à percer, d’autres pas. « Il fallait s’accrocher », reconnaissent-ils. A l’exemple d’Aznavour, surnommé «  Has no voice  » et que personne ne voulait engager, même l’espace d’un soir !

Courant d’un cabaret à l’autre en une soirée, ils tentaient en quelques chansons d’accrocher leur (maigre) public. Là se croisaient Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Charlie Chaplin, Yves Montand, Jacques Prévert ou François Mitterrand… «  C’était un moment magique avec une liberté extraordinaire  », confie Juliette Gréco, dans le documentaire d’Yves Jeuland qui retrace un quart de siècle de nuits prodigieuses dans les caves du Quartier latin.

A la sortie de la guerre et des pri...

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