Au Tchad, Hollande et l'«ami» Deby

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Au Tchad, Hollande et l'«ami» Deby
Au Tchad, Hollande et l'«ami» Deby

François Hollande achève ce samedi sa tournée africaine par une visite au Tchad. L'occasion de dire toute son amitié au président Idriss Deby. Un président tchadien très contesté sur la question des droits de l'Homme, mais dont la France ne peut se passer dans sa lutte contre les jihadistes dans la région du Sahel.

«La raison de ma présence ici, c'est de montrer l'étroitesse des liens qui n'ont cessé de se renforcer ces dernières années, et surtout ces derniers mois», a lancé Hollande avant d'exprimer sa gratitude au Tchad lors d'une conférence de presse commune avec Deby. «Sans son intervention au Mali, nous n'aurions pu réussir», a-t-il poursuivi en évoquant les soldats tchadiens qui ont combattu avec la France lors de l'opération Serval. Au côté du président tchadien, il a loué le courage de ce dernier.

Une force «plus efficace face aux menaces» jihadistes

La visite du chef de l'Etat français à N'Djamena visait à installer la nouvelle force militaire française en Afrique, dite «Barkhane». Cette force, qui mobilisera 3 000 hommes, doit fusionner les opérations Serval au Mali et Epervier au Tchad en un seul dispositif . Le commandement régional des différentes bases sera assuré au Tchad en partenariat avec ce pays, mais aussi avec la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Visant à élargir la lutte contre les mouvements jihadistes à l'ensemble du Sahel, elle sera opérationnelle le 1er août.

«Je voulais informer le président Deby sur la façon dont la France compte réorganiser son dispositif», a expliqué Hollande. Barkhane, dont la structure de commandement sera installée à N'Djamena, va permettre d'être «plus efficace et plus rapide face aux menaces» jihadistes. «Les menaces sont nombreuses, a insisté le président français. Notamment ce qui se passe au sud de la Libye. Ce qui est aujourd'hui en cause c'est l'existence de foyers terroristes.» Durant sa tournée, le chef de l'Etat a ...

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