Au salon Pollutec, des innovations pour réduire notre impact sur l'environnement

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(AFP) - Mobilier en briques de lait recyclées, application pour mesurer les émissions polluantes de ses déplacements, maison en kit à isolation performante: start-up et PME redoublent d'imagination pour réduire l'impact environnemental de nos modes de vie.

Une plaque de béton, une mousse isolante conforme aux réglementations les plus strictes et une couche de gypse prête à enduire et à peindre, la société Easymur présente un concept innovant de mur à isolation intégrée pour le logement, à l'occasion du salon Pollutec des entreprises de l'environnement à Lyon.

"Ces panneaux, fixés sur une charnière métallique, s'emboîtent ensuite comme un Lego pour réaliser une maison ou un bâtiment plus important", explique Edouard Burel, cofondateur de la société, créée à Valence il y a deux ans et dont le site de production est dans l'Ain.

Après une dizaine de chantiers déjà réalisés, Easymur vise une centaine de chantiers l'an prochain. En mettant en avant les atouts de son mur isolant: "il permet d'avoir une consommation d'énergie deux à trois fois inférieure par rapport à une maison" aux meilleures normes, et réduit de trois mois la durée du gros oeuvre.

Quatre milliard de briques alimentaires (lait, soupe, etc.) sont mises sur le marché chaque année en France. Pour inciter au recyclage, Alliance carton nature (ACN) présente un mobilier urbain pour les collectivités fabriqué à partir de briques alimentaires recyclées.

Le résultat: des meubles (chaises, tables, poubelles, etc.), conçus par un designer, "imperméables, imputrescibles et très durs tout en étant extrêmement souples", explique Carole Fonta, directrice générale d'ACN, qui regroupe trois fabricants de briques alimentaires.

Ces meubles sont construits par la PME Urban'Ext, basée dans la Vienne.

Pour se chauffer moins cher, la start-up Lancey Energy Storage, a elle mis au point un radiateur électrique doté d'une batterie. D'une puissance de 1 kilowatt, elle est chargée en heure creuse, puis "est sollicitée en heure pleine, le soir, quand il y a un pic de consommation", résume Raphaël Meyer, président de la société. 

Ce radiateur "permet de diviser par deux la facture d'électricité par rapport à un vieux radiateur +grille-pain+", ajoute-t-il.

A 1.000 euros l'unité, il permet un retour sur investissement "en quatre ans", assure Raphaël Meyer.

La jeune société a déjà installé une centaine de ses radiateurs, dans des logements sociaux autour de Grenoble (Isère), et met en avant l'intérêt de son innovation, quasi intégralement fabriquée en France, pour les ménages en situation de précarité énergétique.

- Dis-moi combien je pollue -

Dans les transports, un des principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre, l'Institut IFP EN a mis au point une application mobile, Geco Air, lancée ce mardi au salon Pollutec.

L'objectif est de "sensibiliser les gens sur les émissions polluantes de leurs déplacements", explique Laurent Thibault, directeur du projet.

Sur son mobile, on peut entrer ses modes de transport habituels (modèle de voiture, vélo, etc.) et l'application reconnaît automatiquement en fonction de l'allure si on se déplace en train, à pied, en voiture ou en bus.

Un algorithme attribue ensuite un score, en fonction des émissions de ses déplacements. Pour la voiture, elles sont par exemple liées à la motorisation, au style de conduite, ou au type de route.

Pour faire progresser, l'application délivre des conseils et attribue des bons points.

Consommer moins d'eau cette fois: c'est l'objectif d'Eng'in Technologies, une société de conseil en ingénierie, qui a développé Aquapost, une douche autonome à installer en bord de mer.

"Elle fonctionne en circuit fermé avec un système de traitement membranaire de l'eau", explique Yann Chekroun, président d'Eng'in.

Avec un chargement de 3.000 litres, renouvelé toutes les trois semaines, elle permet d'économiser l'équivalent de dix tonnes d'eau par jour. Un panneau solaire alimente aussi le mécanisme situé dans la douche.

La société devrait installer ses quatre premiers exemplaires à Menton (Alpes-Maritimes) prochainement et s'intéresse à l'international. Elle travaille aussi à un système à partir d'eau de mer dessalée pour ne plus utiliser du tout d'eau douce.

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