Au Royaume-Uni, les grands patrons désormais payés 6,5 millions d'euros en moyenne

le
0
Devant le siège de la banque d'Angleterre à Londres le 4 août 2016.
Devant le siège de la banque d'Angleterre à Londres le 4 août 2016.

Leur rémunération a progressé de 10 % en 2015, mais Theresa May, la première ministre, envisage des lois pour endiguer cette envolée.

Malgré les scandales, malgré le changement de ton politique, malgré les nouvelles régulations, malgré l’agacement croissant des actionnaires, l’inflation des salaires des très grands patrons continue au Royaume-Uni. En 2015, les directeurs généraux des entreprises du FTSE 100, le principal indice boursier, ont encore reçu une augmentation de 10 % par rapport à 2014. Leur rémunération moyenne s’élève désormais à 5,5 millions de livres (6,5 millions d’euros), selon les calculs du High Pay Centre, qui a publié son rapport annuel sur le sujet, lundi 8 août. C’est une augmentation d’un tiers par rapport à 2010. « Il ne semble pas y avoir de limites », déplore Stefan Stern, le directeur du think tank britannique.

L’écart avec les employés qui travaillent dans ces entreprises s’élargit chaque année un peu plus. En 1998, un grand patron au Royaume-Uni gagnait 47 fois le salaire moyen de ses employés. En 2015, c’était 140 fois.

Même entre les grands patrons britanniques, les inégalités s’accroissent. Tandis que la plupart ont connu des rémunérations stagnantes en 2015, une poignée d’entre eux ont empoché une véritable fortune. Cette année encore, Martin Sorrell, qui tient les rênes de WPP, la première agence de publicité au monde, termine en tête du classement : il a reçu en 2015 la somme ahurissante de 70,5 millions de livres sterling (83 millions d’euros).

On trouve ensuite les patrons de Berkeley Group, un promoteur immobilier (23,3 millions de livres sterling), de Reckitt Benck...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant