Au Québec, le grand déballage des repentis de la mafia

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La commission d'enquête sur le secteur du bâtiment dévoile les pots-de-vin touchés par les élus et les fonctionnaires.

Voici Lino Zambito, ex-entrepreneur en bâtiment, Sicilo-Canadien. Il a longtemps été l'un des intermédiaires entre le crime organisé et le pouvoir municipal montréalais. Pendant deux décennies, les marchés publics de Montréal ont été attribués, sans appels d'offres, à un petit groupe d'entreprises du bâtiment proches de la mafia. Toujours les mêmes. Les montants des contrats publics ont été gonflés.

Démasqué, Zambito a tout perdu, sauf sa pizzeria, alors il balance à tout va devant la commission d'enquête sur l'industrie de la construction, présidée par la juge France Charbonneau. Il versait 2,5 % du montant des contrats à la mafia et 3 % aux élus du parti du maire de Montréal, Gérald Tremblay. «Je n'étais pas un ange. Je finançais des partis politiques. Je corrompais des officiels. Mais on n'avait pas le choix, le système est malade e...



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