Au Portugal, Hollande appelle à l'union

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Au Portugal, Hollande appelle à l'union
Au Portugal, Hollande appelle à l'union

François Hollande a le visage fermé lorsqu'il descend du Falcon présidentiel, à son arrivée à Lisbonne. A-t-il eu connaissance des incidents survenus dans la matinée en France, signe que des esprits commencent à s'échauffer ? « On surveille cela comme le lait sur le feu », explique un de ses proches. Ses craintes sont-elles en train de se confirmer ? Le chef de l'Etat redoute ce « fractionnement de la société », alors que les salves de l'opposition fusent sur son incapacité à assurer la sécurité des Français. « Les politiques donnent le mauvais exemple. Il y a un phénomène de mimétisme par le haut qui peut être catastrophique pour la cohésion nationale. On est sur un volcan », redoute un de ses collaborateurs.

 

A Lisbonne, en visite pour essayer de mobiliser ses partenaires européens après le Brexit, le risque de désunion de la France hante Hollande. « Il a l'air triste », note un habitué du cortège présidentiel lorsque le chef de l'Etat passe en revue les troupes dans la cour d'honneur du palais de Bélem, siège du pouvoir portugais. Plus tard, lors d'une brève allocution, on ne sait plus très bien si c'est d'Europe ou de France dont parle le président, en évoquant l'importance de la « capacité à vivre ensemble ».

 

Un message martelé sur un ton solennel dans le jardin de l'ambassade de France. « Les terroristes cherchent à nous diviser, à susciter la haine, la suspicion, la querelle, la vindicte. Ce sont des ferments qui existent dans toute société humaine », assène-t-il, appelant les Français à « résister ». « Est-ce que nous serons capables d'être ensemble, unis, forts ? Ou est-ce que nous allons connaître la discorde, la désunion et la dislocation ? » lance-t-il, comme s'il s'adressait à l'opposition. Le gouvernement a fait un geste en accédant à la demande de la droite de prolonger l'état d'urgence pour une durée de six mois, au lieu de trois. En retour, ...

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