Au plus haut, Wall Street ne devrait guère bouger pour Thanksgiving (Bourse hebdo)

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Wall Street, qui a confirmé cette semaine sa bonne disposition face à l'élection de Donald Trump en évoluant autour de records, s'apprête à connaître une semaine calme et raccourcie d'une séance et demie pour Thanksgiving.

Depuis le précédent week-end, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a pris 0,11% à 18.867,93 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,61 % à 5.321,51 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,81% à 2.181,90 points.

"Après le feu d'artifice de la semaine précédente et la flambée qui avait suivi l'élection, la Bourse s'en est bien sortie en se stabilisant sans revenir sur sa hausse", a résumé Michael James, de Wedbush Securities.

Le Dow Jones, qui avait contre toute attente signé une hausse hebdomadaire de plus de 5% la semaine dernière dans le sillage de la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, a continué à battre plusieurs records, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 n'en sont désormais plus très loin.

"Ce n'est pas étonnant", a estimé Tom Cahill, de Ventura Wealth Management. "On pouvait s'attendre non seulement à ce que l'instabilité soit moins grande que la semaine précédente, mais aussi à ce que la Bourse se laisse aller en hausse."

"La raison, c'est que beaucoup de gérants de fonds, qui avaient évité d'agir en attendant d'en savoir plus, (...) se sont rendus compte qu'ils n'avaient pas pris position de façon aussi marquée qu'ils auraient dû", a-t-il précisé.

Le consensus pré-électoral, qui prévoyait une débâcle boursière en cas de victoire de M. Trump face à la démocrate Hillary Clinton, semble en effet bien loin et les commentaires tournent désormais autour d'un programme jugé prometteur en matière de relance budgétaire, même s'il ignore des sujets plus épineux comme le protectionnisme affiché du futur président républicain.

- Un peu de calme -

"Pour le moment, les investisseurs anticipent toutes les bonnes choses qui pourraient venir d'un programme que personne ne connaît vraiment", a reconnu Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

"Pourquoi autant d'enthousiasme?", a-t-il enchaîné. "Jusqu'à l'élection de Donald Trump, la seule façon d'investir dans de la croissance aux Etats-Unis, c'était d'aller sur les FANG - Facebook, Amazon, Netflix, Google... Avec des possibilités de programme de relance de l'économie, on s'est dit qu'il pouvait y avoir de la croissance ailleurs. On n'est pas obligés d'être seulement dans quatre titres, sans lesquels le S&P 500 aurait été en baisse en 2015."

Les valeurs technologiques se sont remises cette semaine après avoir souffert dans l'immédiat sillage de la victoire de M. Trump. Mais leur évolution est sans commune mesure avec les performance florissantes des banques, dans l'idée que la relance menée par un gouvernement Trump forcera la Réserve fédérale (Fed) à vite relever ses taux, et du secteur industriel, potentiel bénéficiaire d'une politique économique centrée sur la production américaine.

"Les investisseurs ont tout simplement fait une ré-allocation massive d'actifs en privilégiant des secteurs et des groupes à la fois peu chers au niveau de leurs valorisations et exposés surtout à l'économie américaine", a insisté M. Volokhine.

A ce titre, il soulignait que le Russell 2000, indice des petites capitalisations, avait encore plus profité de la semaine que le Dow Jones et le S&P 500.

Même si les investisseurs devraient continuer à suivre la formation du gouvernement de M. Trump, pour l'heure très flou en ce qui concerne des responsabilités économiques, Wall Street devrait maintenant faire un pas de côté pour une semaine marquée par un jour de clôture le jeudi de Thanksgiving.

"Cela va tourner plutôt au ralenti", a annoncé M. James, notant aussi que la séance de vendredi serait raccourcie de moitié. "Je ne m'attend à rien d'important, d'autant qu'il n'y a guère d'indicateurs au calendrier. Il ne devrait pas y avoir d'évolution significative dans un sens ou l'autre."

Parmi les quelques éléments notables, la Bourse, qui ne doute guère plus d'une hausse des taux par la Fed en décembre, digérera tout de même mercredi le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la banque centrale, afin de s'assurer de cette éventualité.

jdy/jld/LyS


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