Au Pakistan, l'espoir d'une sortie de crise

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Tahir Ul Qadri (au centre) et l'ancien joueur de cricket Imran Khan (à droite), ici le 2 septembre, veulent faire tomber le Premier ministre Nawaz Sharif.
Tahir Ul Qadri (au centre) et l'ancien joueur de cricket Imran Khan (à droite), ici le 2 septembre, veulent faire tomber le Premier ministre Nawaz Sharif.

La fin de l'impasse ? Voilà trois semaines que le Premier ministre Nawaz Sharif se heurte aux revendications d'un ancien joueur de cricket et d'un religieux pakistanais naturalisé canadien. Le premier, Imran Khan, chef du parti de la Justice (PTI), s'est allié au second, Tahir Ul Qadri, héraut de la lutte contre la corruption, pour obtenir la démission de Nawaz Sharif. Ils accusent le Premier ministre d'avoir truqué les législatives de 2013 pour remporter une majorité à l'Assemblée nationale. Voilà quinze jours que des milliers de leurs partisans campent devant les bâtiments officiels à Islamabad.Mais le Parlement reprend l'initiative. Réunis en session commune depuis mardi, sénateurs et députés se succèdent à la tribune de l'Assemblée. Objectif : clamer leur soutien au Premier ministre et à la démocratie parlementaire. L'enjeu est de taille. Si Nawaz Sharif tombe, ce serait un affaiblissement des institutions. À l'avenir, il suffirait de faire descendre plusieurs milliers de personnes dans les rues de la capitale pour renverser un gouvernement élu.Cinq parlementaires de tous bords ont formé une "jirga", un comité de médiation, pour dialoguer avec Imran Khan et Tahir Ul Qadri. Le comité est dirigé par le numéro un de la Jamaat islami, un parti islamiste. L'initiative commence à porter ses fruits. Le bras droit de Tahir Ul Qadri s'est dit prêt à un compromis mercredi. "Si la jirga estime que nos demandes sont contraires à la Constitution,...

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