Au nom de Boškov

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Au nom de Boškov
Au nom de Boškov

Le 3e tour des qualifications de la Ligue Europa oppose les deux équipes chères à Vujadin Boškov : Vojvodina, où il a débuté sa carrière de joueur et d'entraîneur, et la Sampdoria, qui l'a consacré.

18 juillet dernier. 8h du matin. Siniša Mihajlović est tranquillement installé au bar de Milanello, il feuillette la Gazzetta dello Sport tout en sirotant son café. Le voilà à la page 12, celle du tirage au sort du 3e tour de qualification de la Ligue Europa, le Serbe recrache alors son café et lance un "Stanje !", puis savate le barman pour passer ses nerfs ! Bon, rien de tout ça n'est arrivé, mais on n'en était sûrement pas loin. C'est que le Vojovodina-Sampdoria aurait fait un parfait Mihajlovićo si ce dernier n'avait pas quitté les Génois en juin dernier. Pas grave, on a trouvé mieux avec son mentor Vujadin Boškov, à la fois ancien joueur et entraîneur des deux adversaires du soir. C'est d'ailleurs à Novi Sad qu'il a fermé définitivement les yeux le 27 avril 2014. Instant pèlerinage.

Happy Novi Sad


Les années passent et le cliché se renforce. Dès que l'on parle de Boškov, c'est à la foire aux citations dans cet italien bancal qui le distinguait. "Gullit est comme cerf qui sort de la forêt", "Penalty, c'est quand arbitre siffle", "Un grand joueur voit des autoroutes là où autres voir sentiers". L'intéressé en jouait et ne dénigrait pas cette étiquette de vieux sage distribuant des leçons de foot et de vie à tout va. Mais c'est quelque peu négliger l'entièreté de son œuvre, celle qui l'a vu partir du Vojvodina Novi Sad. Boškov est alors un milieu de terrain et porte la casaque rouge et noir pendant dix ans, ce qui lui vaut, encore aujourd'hui, une présence dans le top 10 all-time du club, sans trophée toutefois. Après un détour par l'Italie et la Suisse pour conclure une jolie carrière, il se rattrapera en tant que technicien.

Vujadin revient en 1964, précisément en tant que directeur technique, et vise avant tout à développer les infrastructures du club. En duo avec Branko Stanković et grâce au talent d'un certain Silvester Takač, il obtient un historique et premier titre de champion de Yougoslavie en 1966. Mais surtout, il fait trembler l'Europe l'année suivante en Coupe d'Europe des clubs champions. Après avoir sorti l'Admira Wien au 1er tour, les Tulipes éliminent l'Atlético en match d'appui... à Madrid. Ils ne céderont que face au Celtic Glasgow futur vainqueur de la compétition et qui perdra d'ailleurs son seul match à Novi Sad sur le score de 1-0. La…




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