Au moins deux Français sont revenus d'In Amenas, dit Manuel Valls

le
0
AU MOINS DEUX FRANÇAIS SONT REVENUS D'IN AMENAS, INDIQUE MANUEL VALLS
AU MOINS DEUX FRANÇAIS SONT REVENUS D'IN AMENAS, INDIQUE MANUEL VALLS

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a laissé entendre vendredi qu'au moins deux Français avaient échappé aux djihadistes qui ont pris des dizaines d'Occidentaux en otages sur le site gazier algérien d'In Amenas, théâtre d'un assaut des forces algériennes.

Trente otages et au moins 11 islamistes ont été tués jeudi lors de l'assaut donné par les forces spéciales de l'armée algérienne sur le complexe de Tingantourine, dans l'est du pays, selon la sécurité algérienne.

Huit Algériens, deux Japonais, deux Britanniques et un Français seraient au nombre des victimes, d'après cette même source.

"Il y avait très peu de Français sur cette base particulièrement étendue, à 1.600 km au sud d'Alger", a déclaré le ministre français de l'Intérieur sur RTL.

"Nous avons des nouvelles de deux d'entre eux qui sont revenus. Pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations. Nous espérons en avoir dans la matinée", a-t-il ajouté.

Manuel Valls a dit ne pas savoir si l'opération des forces algériennes contre le commando djihadiste était terminée.

Il a ajouté qu'il n'entendait pas porter de jugement sur la façon dont elle avait été menée, alors que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon, notamment, ont exprimé le regret de ne pas avoir été informés au préalable de l'opération.

Le président français, François Hollande, avait souhaité pour sa part que "l'issue la meilleure" soit trouvée à la prise d'otages survenue mercredi.

"S'il y a un pays qui a été frappé par le terrorisme, c'est l'Algérie", a souligné Manuel Valls. "Donc moi je veux aussi saluer l'engagement des Algériens. (...) J'invite à la prudence quant aux commentaires et à la critique."

Durant "la décennie noire", de 1991 à 2002, les autorités algériennes ont été engagées dans une lutte sanglante contre les groupes islamistes qui a fait entre 60.000 et 150.000 morts. Alger a toujours eu pour ligne le refus de toute négociation avec les djihadistes.

Le ministre français de l'Intérieur a dit ne pas avoir d'information sur la présence dans le commando djihadiste d'un ressortissant français. Les forces de sécurité algériennes affirment avoir tué 11 preneurs d'otages au moins, dont un Français.

Manuel Valls a confirmé que quelques Français, "très peu", s'étaient enrôlés dans des groupes djihadistes au Sahel.

"Ils sont évidemment surveillés par nos services de renseignement", a-t-il dit.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs confirmé qu'une menace terroriste pesait sur la France.

"Nous devons redoubler de vigilance". "Je ne dis pas que la France va être frappée, je dis qu'il faut être vigilant, absolument vigilant."

Manuel Valls participait au conseil de défense qui a débuté à 09h00 à l'Elysée sous la présidence de François Hollande.

Sont également présents le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, celui des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, ainsi que le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Francis Delon.

Plusieurs réunions de ce type ont eu lieu depuis le début de l'intervention de l'armée française aux côtés de l'armée malienne pour repousser l'avancée des rebelles islamistes au Mali, il y a une semaine. Les preneurs d'otages d'In Amenas ont dit avoir agi notamment en représailles à l'opération française.

Emmanuel Jarry et Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant