Au Medef, Valls prône l'union entre exécutif et entreprises

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DEVANT LE MEDEF, MANUEL VALLS PRÔNE LA RÉCONCILIATION DE L'EXÉCUTIF ET DES ENTREPRISES
DEVANT LE MEDEF, MANUEL VALLS PRÔNE LA RÉCONCILIATION DE L'EXÉCUTIF ET DES ENTREPRISES

JOUY-EN-JOSAS Yvelines (Reuters) - Manuel Valls a plaidé mercredi devant des centaines de chefs d'entreprise pour l'union entre le pouvoir politique de gauche et les entreprises, afin de sortir l'économie française de la stagnation et enrayer la hausse du chômage.

"La France a besoin de vous", a dit le Premier ministre à l'université d'été du Medef, au lendemain d'un remaniement ministériel affirmant la ligne social-démocrate de l'exécutif, avec la nomination d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie à la place d'Arnaud Montebourg.

"J'aime l'entreprise", a dit le chef du gouvernement, très applaudi. "Le retour de la croissance passera d'abord par le soutien aux entreprises."

Le climat des affaires s'est dégradé en août et les chefs d'entreprise de l'industrie ont baissé leurs prévisions d'investissement, selon les chiffres publiés mercredi, un nouveau coup de semonce pour l'économie.

Répliquant sans la désigner à la frange la plus à gauche du Parti socialiste, qui demande moins d'aides aux entreprises et plus pour les ménages, Manuel Valls a jugé qu'"il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n'a aucun sens".

"Il est d'usage d'opposer la gauche et le monde de l'entreprise", a-t-il poursuivi. "Mais notre pays a besoin de sortir des postures, des jeux de rôles auxquels nous sommes tellement habitués."

"Notre pays crève de ces postures", a-t-il dit. "Cessons d'opposer systématiquement, d'opposer Etat et entreprises, chefs d'entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats", a-t-il poursuivi. "Cherchons plutôt à coopérer."

Un message en harmonie avec celui délivré par Emmanuel Macron en prenant ses fonctions à Bercy mercredi.

Le nouveau ministre de l'Economie a assumé sa différence avec Arnaud Montebourg, disant sa volonté de restaurer la confiance des entreprises, des investisseurs et des Français en évitant les "oppositions stériles".

"Il s'agit de se battre. Mais se battre, ça ne se fera pas contre une partie de notre camp, ça ne se fera pas contre une partie des Français, ça se fera avec toutes les énergies", a dit celui qui fut à l'Elysée le point de contact entre la présidence de la République et les entreprises.

"Ma première fonction ici sera de rassembler, de réveiller ces énergies, de les mettre en marche et de redonner à la France sa place", a-t-il affirmé.

Avant le discours de Manuel Valls, Pierre Gattaz, avait félicité le gouvernement d'avoir choisi le cap du relèvement de la compétitivité des entreprises, tout en jugeant que le pacte de responsabilité n'était qu'un début, un effort nécessaire mais pas suffisant.

"La compétitivité de nos entreprises doit être l'alpha et l'oméga de toute politique économique", a-t-il dit, en demandant au gouvernement d'accentuer les efforts en ce sens.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le mercredi 27 aout 2014 à 17:34

    Il ne comprend pas un mot sur deux de ce que leur dit les chefs d'entreprise. J'espère qu'il a pris un interprète.

  • th.k le mercredi 27 aout 2014 à 16:52

    au fait, il leur a payé à bouffer ?

  • th.k le mercredi 27 aout 2014 à 16:44

    après les avoir étouffés avec les taxes il leurs lèche le q, c'est bien du socialisme ça !

  • j.delan le mercredi 27 aout 2014 à 16:42

    L'exécutif ayant toujours le dernier mot, il doit d'abord donner des preuves que l'UNION souhaitée sera stable et loyale car pas un entrepreneur n'a envie de se faire HARA-KIRI