Au Mali, la lutte contre l'excision piétine

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La sixième Journée mondiale contre les mutilations génitales tente de mobiliser contre un phénomène qui touche 130 millions de femmes.

«C'est quelque chose que j'ai rejeté au fond de moi, mais mon esprit gardera toujours les douleurs et les difficultés.» Ongoïba Dicko a 40 ans et vit à Bamako. Elle a été excisée, «avant d'avoir trois ans.» C'est à cet âge que l'excision est le plus fréquemment pratiquée, mais il arrive que des fillettes de dix ans, voire des jeunes adolescentes de quinze ans, subissent cette mutilation, une fois fixée la date de leur mariage. Les s½urs et les amies d'Ongoïba Dicko sont également excisées. «Toutes sans exception», précise-t-elle, sans trahir de secret dans un pays où 85% des femmes sont excisées, jusqu'à 98% dans certaines régions.

Avant d'avoir dix ans, Ongoïba Dicko ne s'était posé aucune question. Puis elle a vu ses petites s½urs passer entre les mains des exciseuses. Elle a entendu les adultes parler. «À di...

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