Au Mali, des manifestants blessent le nouveau président

le
0
Le chef de l'État par intérim, Dioncounda Traoré, a été agressé le lendemain d'un accord entre l'ex-junte et les pays d'Afrique de l'Ouest.

La transition pacifique au Mali n'aura pas duré qu'un jour. Dimanche, la signature d'un accord entre la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'ex-junte avait semblé sortir le pays de la crise. Le texte installait Dioncounda Traoré comme président par intérim, chargé d'organiser des élections dans les douze mois. Longtemps hostile à cette idée, le capitaine Sanogo, chef des putschistes, avait fini par s'y rallier, obtenant au passage un statut d'ex-chef d'État pour lui et une amnistie générale pour tous ses hommes.

Le double jeu des putschistes

Dès lundi, ce compromis s'est effondré dans la marche de 400 protestataires sur le palais présidentiel de Koulouba. Les manifestants, dénonçant un diktat de la Cédéao, sont parvenus à entrer dans le bâtiment avant de s'en prendre au nouveau président. Dioncounda Traoré, frappé au visage et au dos, a été évacué vers l'hôpital. Les blessures sont sans gravité mais les conséquences polit

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant